Tribune de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression Président exécutif du SIEL
En annonçant sa volonté de supprimer les 101 conseils départementaux d’ici 2021 et de diviser par deux d’ici 2017 le nombre des 22 régions actuelles, Manuel Valls s’est lancé, à l’occasion de son discours de politique générale, dans une réforme aventureuse qui porte gravement atteinte au maillage territorial français auquel nos compatriotes sont historiquement attachés.
Après la création des métropoles en 2013 et l’asséchement de leurs finances, à hauteur de 3 milliards d’euros en 2014 et 2015, les collectivités territoriales vont devoir supporter ce coup de massue inattendu pour financer à leur corps défendant 10 des 50 milliards d’euros d’économies imposées aveuglement par Bruxelles à notre pays au nom du dogme de l’austérité budgétaire.
Cette réforme de circonstance, qui favorise la montée en puissance des régions et des intercommunalités au détriment des départements, repose sur une inconnue et dissimule un mensonge. Aucune étude probante ne permet d’abord de déterminer avec sérieux le montant réel des économies induites à terme par la fusion programmées des régions et la disparition des conseils départementaux. Contrairement aux idées reçues, une telle réforme ne s’inscrit ensuite nullement dans un mouvement structurel de concentration territoriale qui s’observerait à l’échelle de l’Europe : en Espagne, avec 17 communautés autonomes, la carte territoriale administrative n’a pas été modifiée ; en Italie, les 107 provinces subsistent malgré les tentatives de rationalisation territoriale ; en Angleterre, le nombre important des administrations locales n’a pas été sacrifié sur l’autel de l’austérité budgétaire imposé partout dans les territoires ; même en Allemagne, les tentatives d’intégration des petits Länder (Berlin, Brême, Sarre..) se heurte aux résistances des patriotismes locaux…
Imposée aux forceps (calendrier de réforme imposé ; menace de diminution des dotations globales de fonctionnement aux régions réfractaires à leurs fusions ; suppression prochaine du verrou référendaire local préalable à tout rapprochement de collectivités), la refonte hasardeuse du ‘‘millefeuille territorial’’ français portera également en germe le risque de constitution de baronnies locales puissantes capables, sous le regard bienveillant de Bruxelles, aussi bien de contester l’autorité politique de l’Etat que de remettre en cause l’unicité du territoire national. Les velléités indépendantistes catalane, lombarde ou écossaise doivent ici être soigneusement méditées…
Conçu de façon bien peu démocratique, ce projet technocratique méprise en réalité les préoccupations de nos compatriotes : nos concitoyens n’attendent pas des pouvoirs publics la suppression des échelons territoriaux actuels, – dont le niveau d’intervention répond largement à leur besoins de proximité -, mais la clarification et la répartition intelligentes des compétences respectives des collectivités territoriales.
Dans cet ordre d’idées, la fusion des régions ne saurait être encouragée que si ces réorganisations locales répondent véritablement à une logique de développement économique et d’aménagement du territoire. Le département doit demeurer cet échelon d’intervention à taille humaine, apprécié singulièrement dans nos espaces ruraux, en ajustant cependant ses missions vers l’action sociale et l’entretien des infrastructures routières. Sauf à tourner le dos au poids des réalités géographiques et historiques, l’existence séculaire de nos 36.000 communes doit être sanctuarisée, en recentrant toutefois leurs compétences pratiques, notamment vers le logement, la culture, les sports et les loisirs : plutôt que de poursuivre la réalisation d’hypothétiques fusions de communes, il importera de rechercher habilement les synergies d’actions, les économies d’échelles en matière d’investissements et la diminution du coût des personnels et du nombre d’élus, par le développement raisonné des intercommunalités (communautés urbaines, communauté d’agglomération, communautés de communes), des métropoles urbaines ou des syndicats mixtes locaux appelés à gérer la distribution de l’eau, le ramassage scolaire ou l’enlèvement des ordures ménagères…
Loin des artifices de communication agités en l’espèce par Matignon, la nécessaire adaptation du modèle territorial français ne pourra réussir, – parallèlement à la refonte de la fiscalité locale -, qu’à la condition de préserver l’unité politique et géographique de la France et de faire du sentiment d’appartenance locale le ressort authentique de toute politique d’intégration territoriale. Une politique ambitieuse qui épouse en somme l’intérêt général de notre pays mais qui requiert pour la France, en ce domaine comme en bien d’autres, de s’extirper préalablement du carcan de l’Union européenne…
Communiqué de Presse du Groupe Front National – Région Centre-Val de Loire
Le gouvernement socialiste et le président de l’Association des Régions de France (ARF) Philippe Richert (Les Républicains) viennent d’acter la création d’une « Taxe Spéciale d’Equipement Régional » (TSER).
Calquée sur le foncier des ménages et des entreprises, collectée par l’Etat, elle doit reverser 600 millions d’euros aux Régions selon des modalités encore inconnues.
Après une réforme territoriale brouillon entraînant la division par deux du nombre de régions métropolitaines dans un amateurisme accablant, le Premier Ministre en plein été, tente de repêcher ses amis politiques empêtrés dans un charcutage et un chantage politicien digne d’une repiblqiue bananière. La création d’une présidence de région déléguée, dite Loi Alary, ne fait qu’accentuer l’opacité d’une mauvaise réforme territoriale, En effet, cette invention estivale n’a pour unique objectif que de faire conserver quelques privilèges à des élus locaux dans un partage indécent des places avant un scrutin. Pendant que le chômage augmente et que les agriculteurs souffrent, la gauche plurielle « truque » et s’octroie des prébendes.
Lire la suite →Décidément la réforme territoriale initiée par le gouvernement sur ordre de Bruxelles n’en finit plus de coûter cher aux Français. Vendue à l’opinion publique avec ce mensonge mirifique de réaliser jusqu’ à 10 milliards d’euros d’économies par an, l’on sait aujourd’hui qu’il n’en sera rien et que, bien au contraire, le coût des nouvelles régions pour les finances publiques devrait être supérieur à ce que les anciennes nous coûtent déjà. Maintien identique du nombre des élus (lesquels seront rémunérés davantage), déménagement des services fusionnés, paupérisation des territoires perdants :
Lire la suite →Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Le gouvernement a arrêté ce jour de nouveaux arbitrages sur la réforme territoriale, désignant notamment les futures capitales régionales ainsi que les services de l’Etat appelés à déménager ou à être tout bonnement supprimés.
Ces arbitrages annoncent un véritable big-bang territorial qui va aboutir au sacrifice de nouveaux territoires, et à la relégation de nos campagnes et des zones périurbaines éloignées au rang de grands oubliés de la République.
Télécharger les nouveaux tracts du Front National : Non à la réforme territoriale ! Notre région sacrifiée !
Lire la suite →Communiqué de presse du Front National
Le Front National apporte son entier soutien aux maires de petites communes, souvent rurales, mobilisés depuis plusieurs mois contre la réforme territoriale et qui manifestent ce jour à Paris.
Cette réforme d’inspiration européenne et soutenue par la Caste va précipiter la relégation des territoires ruraux, et même des périphéries urbaines éloignées, au rang des grands oubliés de la République.
Que ce soit par la fusion des régions et la concentration des services dans les futures capitales régionales, ou par l’intercommunalité à marche forcée, tout est fait pour favoriser l’hypermétropolisation de la France et son revers : la désertification des campagnes et des périphéries.