Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Ce n’est plus un ministre des affaires étrangères que nous avons, mais un saboteur en chef de l’industrie française et de ses milliers d’emplois. En effet, hier soir, Laurent Fabius a émis officiellement la possibilité d’une annulation du contrat qui lie la France à la Russie depuis 2011, pour la fourniture de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC type Mistral). Ce faisant il commet une faute très grave qui porte directement atteinte aux intérêts fondamentaux de notre pays.
Rappelons tout d’abord que ce contrat aura représenté pour les ouvriers de Saint-Nazaire 5 millions d’heures de travail sur 4 ans, un luxe en cette période crise que certainement Monsieur Fabius ne croit pas nécessaire de conserver…
Avec une telle dénonciation -et de l’aveu même du ministre- la France serait perdante. Elle devrait prendre à sa charge le coût de construction des navires et payer à la Russie de lourdes pénalités financières. Surtout, elle obérerait très durement l’avenir de l’ensemble de l’industrie militaire française, dont les exportations déjà fragiles risqueraient de s’effondrer, avec à la clé la possible perte de dizaines de milliers d’emplois.
Il faut bien comprendre à quel point une telle décision porterait atteinte aux intérêts de notre pays.
Elle compromettrait en effet la parole et donc la crédibilité de la France, dans un domaine hyper-sensible où les contrats se négocient le plus souvent d’Etat à Etat. Refuser d’honorer un contrat militaire de cette nature et de ce montant (plus d’un milliard d’euros), à l’égard d’un pays aussi important que la Russie, lié par ailleurs à la France au travers de nombreux programmes de coopération (en particulier dans le domaine aérospatial), devenu en 2011 et pour la première fois de son histoire militaire client d’une puissance occidentale, c’est fragiliser pour toujours les futures exportations d’armements de notre pays, tant vers la Russie (qui ne renouvellera pas de sitôt l’expérience) que vers tous les autres pays du monde pour qui passer un contrat avec la France s’augmente désormais des risques supplémentaires liés aux flottements diplomatiques de ses dirigeants.
Cette incurie, provoquée par un alignement stupide sur l’euro-atlantisme, est d’une rare gravité. Un pan de l’industrie d’armement française est en passe d’être sacrifié sur l’autel des bons sentiments et d’une méconnaissance des réalités historiques de la Crimée.
La Russie est officiellement menacée de sanctions que l’on applique normalement à des pays ennemis de la France, ou méprisant ouvertement sa parole et ses intérêts.
Monsieur Fabius ose mettre sur un même plan l’annulation d’un contrat militaire aussi lourd, et le très modeste gel (par définition temporaire) de certains avoirs russes par le Royaume-Uni. Inconséquence totale, la France se tirerait tout simplement une balle dans le pied !
« Ma priorité, c’est l’emploi », prétendait François Hollande, ce sont les ouvriers français et leurs familles qui subiront les dégâts collatéraux de l’imprudente et inutile « campagne de Crimée », mais cela fait déjà bien longtemps que ces électeurs de la France des oubliés n’intéressent plus les socialistes.
Communiqué de Philippe Loiseau, Louis Aliot et Mylène Troszczynski
Le parti Les Républicains a montré un visage totalement absurde ce jeudi 28 avril. À l’Assemblée nationale, ils ont fait passer une résolution pour la levée des sanctions économiques imposées par l’Union européenne envers la Russie.
Pourtant, ce même jour, les eurodéputés Les Républicains ont soutenu… absolument l’inverse ! Alors qu’étaient votés les textes de décharge budgétaire à Bruxelles, les membres français du groupe PPE (en tête desquels figurent Brice Hortefeux, Nadine Morano, Michèle Alliot-Marie ou Jérôme Lavrilleux) se sont prononcés contre un amendement proposant exactement la même mesure.
Communiqué de presse de Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, Députés
Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté en faveur de la résolution, adoptée par l’Assemblée nationale, demandant la levée des sanctions de l’Union européenne contre la Russie jeudi 28 avril.
Les sanctions économiques européennes à l’encontre de la Russie ont entrainé en retour un embargo russe sur les produits agroalimentaires de l’Union européenne. Nos agriculteurs se trouvent pris en otage par l’assujettissement de la France à la politique extérieure des Etats-Unis : fermeture de débouchés, baisse des prix des produits agricoles français à cause de la saturation du marché européen par les denrées allemandes, espagnoles ou polonaises rejetées du marché russe.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Marine Le Pen présente à la Russie ses sincères condoléances et assure de sa solidarité les familles et les autorités russes, touchées ce jour par la destruction d’un appareil militaire par l’armée turque, alors que celui-ci était engagé dans des opérations militaires qui ne visaient évidemment pas la Turquie.
Cette action proprement irresponsable des autorités turques dans le contexte actuel, alors qu’une coalition internationale tente péniblement de se mettre en place pour combattre enfin l’Etat islamique, nécessite une réaction rapide de la communauté internationale afin d’éviter toute escalade militaire potentiellement dramatique.
Communiqué de presse du Front National
Sans préjuger des suites judiciaires qui seront données aux accusations portées contre Thomas Fabius, le Front National estime que le mandat d’arrêt lancé aux Etats-Unis contre le fils du ministre français des affaires étrangères ne permet pas à ce dernier de conserver cette fonction.
Il n’est pas envisageable en effet que des considérations personnelles, qui peuvent constituer autant d’éléments de pression, ne viennent perturber l’action d’un ministre naturellement amené à discuter et négocier très régulièrement avec les Etats-Unis sur des sujets de la première importance.
Communiqué de Presse de Gilbert Collard, Député RBM-FN du Gard, Secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine.
En ce qui concerne le renoncement du Gouvernement français dans l’affaire des navires Mistral présenté à l’Assemblée Nationale le 17 septembre :
– J’ai présenté et soutenu une motion de rejet préalable, afin de dénoncer un embargo inopportun et hostile à la traditionnelle amitié franco-russe;
– J’ai voté contre la ratification d’un accord coûteux qui décrédibilise notre respect de la parole donnée, qui hypothéquera nos ventes futures de matériel de haute technologie et qui coutera près de deux milliards d’euros au budget de la France ; le tout pour marquer notre servilité vis-à-vis de l’OTAN.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National, Député français au Parlement européen
François Hollande en a donc décidé ainsi : la France ne livrera pas les navires Mistral destinés à la Russie, commettant par là une faute historique, contraire à nos intérêts politiques et industriels les plus fondamentaux.
L’accord révélé par la presse russe, non démenti à cette heure et qui devrait être signé début août, obligerait ainsi notre pays à verser à la Russie près de 1,2 milliard d’euros de pénalités.