Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’environnement et l’agriculture
En appelant, mardi, à une conclusion rapide des négociations du traité de libre-échange entre l’Union Européenne et les Etats-Unis, François Hollande montre une fois de plus le peu de cas qu’il fait de l’avenir de nos agriculteurs.
L’immense majorité des agriculteurs français, tous secteurs confondus, souffrent déjà du dumping des pays membres ou partenaires de l’Union Européenne, qui produisent et transforment à des coûts inférieurs du fait de législations moins contraignantes, de fraudes massives et de coûts de mains d’œuvre très bas. La nouvelle PAC, qui entre en vigueur cette année, et plus particulièrement son interprétation française, va encore creuser par de nouvelles normes ces écarts de compétitivité sans offrir de compensations financières satisfaisantes en contrepartie.
Avantagés à l’export par une monnaie moins forte, une politique d’aide publique généreuse et des normes minimalistes, les « farmers » américains bénéficient de leur côté de coûts de production nettement inférieurs à la moyenne UE dans tous les secteurs d’élevage (et plus encore aux coûts de production français qui sont parmi les plus élevés de l’union).
Le nouvelle politique agricole américaine (Farm Bill) va encore accroître cet avantage puisque les Etats-Unis, au mépris des accords de l’OMC, renouent avec les aides directes à la production (dites aides couplées, elles reviennent à verser plus à ceux qui produisent plus, contrairement aux aides, dites découplées, en vigueur dans l’UE, qui sont versées à l’hectare, indépendamment de la production dudit hectare).
Cette politique d’offre massive, particulièrement agressive dans un contexte de marchés de matières premières à la baisse, va permettre d’augmenter la production américaine tout en protégeant les agriculteurs américains des fluctuations des marchés (dont certaines seront d’ailleurs liées à cette augmentation de la production américaine : produire plus quand les prix baissent revient à les faire descendre encore plus bas). Aux Etats-Unis, ce nouvel atout viendra renforcer un peu plus la position des éleveurs, mais permettra surtout aux céréaliers, dont les coûts de production étaient jusqu’à maintenant relativement proches de ceux des Européens, de prendre un avantage décisif en cas de nouvelle baisse des marchés. Prenons l’exemple du blé tendre, qui représente la moitié de la production céréalière française : si, comme en 2010, les cours venaient à descendre à 120 euros la tonne, les céréaliers français, dont les prix de revient aides comprises sont estimés à 145 euros tonnes, perdraient 25 euros par tonne produite, pendant que leurs homologues américains verraient leurs revenus garantis à hauteur de 203 dollars la tonne, soit approximativement leur prix de revient.
Dans un tel contexte, il faut suspendre d’urgence les négociations du traité de libre-échange transatlantique, mais aussi s’affranchir rapidement d’une PAC 2014-2020 encalminée aux antipodes des enjeux agricoles nationaux et mondiaux pour mettre en place des aides directes aux productions et prendre des mesures fermes contre le dumping qui menace la qualité et la diversité des productions françaises.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.