PROPOSITION DE LOI CONSTITUTIONNELLE N° 1794
instituant un référendum d’initiative populaire.
présentée par
MM. Gilbert COLLARD et Jacques BOMPARD,
députés.
EXPOSÉ DES MOTIFS
MESDAMES, MESSIEURS,
Le peuple suisse vient, à plusieurs reprises, d’approuver courageusement des consultations référendaires tendant à défendre l’identité nationale de la Confédération Helvétique.
Cependant, cette votation n’aurait pas été rendue possible si elle n’avait pas été déclenchée par une pétition référendaire d’origine citoyenne. Il est peu probable, au regard de l’historique des consultations helvétiques que ni un vote parlementaire ni une consultation référendaire n’auraient été possibles s’ils avaient dépendu du bon vouloir de l’Exécutif ou du Parlement de la Confédération Helvétique.
Il serait donc souhaitable qu’une telle initiative populaire et démocratique puisse être rendue possible dans le cadre de notre Constitution du 4 octobre 1958.
Tel est l’objet de la présente proposition qui fait suite à de nombreux textes antérieurement proposés.
La particularité de la présente proposition est quadruple.
Tout d’abord, elle ne limite pas le champ des lois d’initiative référendaire aux seuls domaines prévus actuellement par l’article 11 de notre Constitution. La loi référendaire d’initiative citoyenne, expression doublement directe du peuple souverain, ne saurait voir son champ borné a priori.
Elle doit pouvoir englober désormais toutes les questions institutionnelles et sociétales, hormis le champ des révisions constitutionnelles prohibées par l’article 89 de notre Constitution.
En second lieu, la réforme qui vous est proposée tend à éviter toute mesure dilatoire visant à retarder ou à empêcher la libre expression du peuple souverain par le biais d’une vacance durable de la fonction présidentielle.
En troisième lieu, le texte qui vous est proposé abroge les modifications apportées à l’article 11 de la Constitution par la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008. En effet, cette réforme envisageait, concernant l’article 11, une procédure complexe, improbable et très éloignée du référendum d’initiative parlementaire qui était initialement envisagé.
Enfin, le droit de signer une pétition référendaire est réservé aux seuls citoyens français inscrits sur une liste électorale. En effet, il existe d’ores et déjà des listes électorales complémentaires permettant aux ressortissants de l’Union européenne résidant en France de participer à l’élection des conseillers municipaux ou des représentants de la France au Parlement européen. Il est évident qu’ils ne peuvent pas participer à une consultation référendaire qui reste l’expression la plus directe de notre souveraineté nationale.
PROPOSITION DE LOI CONSTITUTIONNELLE
Article 1er
Article 2
Article 3
Article 4
Une loi organique fixe les modalités d’organisation du référendum d’initiative citoyenne.
Le référendum néerlandais anti-UE : un exemple à suivre !
Lire la suite →Edito de Nicolas Bay (08.04.2016)
Le résultat du référendum d’initiative populaire tenu aux Pays-Bas va bien au-delà d’un simple refus de l’accord d’association entre l’Union Européenne et l’Ukraine. Onze ans après le NON retentissant (61,54% des voix) au Traité constitutionnel européen, les Néerlandais, cette fois-ci avec 64% des suffrages, ont de nouveau exprimé un rejet fracassant d’une Union Européenne désormais à bout de souffle.
Communiqué de presse du Front National
Le gouvernement hongrois a annoncé la tenue prochaine d’un référendum sur les quotas de migrants exigés par l’Union Européenne.
Le Front National ne peut que se réjouir de cette initiative respectueuse de la démocratie et de la souveraineté populaire, de surcroît sur un sujet aussi crucial que la crise migratoire.
Organisation du Brexit, référendum hongrois, rétablissement des frontières par la Belgique,… : chaque jour qui passe l’Union Européenne est mise à mal par les peuples, c’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui sont attachés au respect des nations souveraines. En France ce mouvement de libération est porté par le Front National.
En juin prochain, les Britanniques voteront sur leur appartenance à l’Union européenne.
Contrairement aux mensonges des Républicains et du PS, sortir de l’Union européenne est donc possible.
En six mois, Marine Le Pen s’engage à rendre à la France sa liberté.
Pour cela, il faut récupérer les pans essentiels de notre souveraineté sans lesquels aucune politique n’est possible. Les traités européens emprisonnent notre pays, il faut les changer radicalement ou en sortir !
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
La victoire du Non au référendum grec ce soir est la victoire du peuple contre l’oligarchie de l’Union Européenne ! C’est un Non de liberté, de rébellion face aux diktats européens qui veulent imposer la monnaie unique à tout prix, via l’austérité la plus inhumaine et la plus contre-productive. C’est un Non de liberté face à la propagande abjecte.
Ce Non est donc une excellente nouvelle, qui montre que les peuples n’entendent pas se faire piétiner sans réagir par les tenants fanatiques de l’Union Européenne. C’est aussi l’espérance pour le contribuable français de ne plus avoir à sortir une nouvelle fois le chéquier pour verser quelques milliards supplémentaires dans le trou sans fond de la dette grecque et de l’euro.
Edito de Nicolas Bay (03.07.2015), Secrétaire Général du Front National
Ce qui se joue actuellement en Grèce est hautement symbolique du combat qui se déroule entre les peuples européens et les technocrates prêts à tout pour maintenir la zone euro, fut-ce au prix de la destruction des économies nationales et des souffrances des peuples.
Si le Front National ne soutient pas, bien sûr, l’ensemble des positions du gouvernement d’Alexis Tsipras, en particulier en matière d’immigration, le recours au référendum doit quant à lui être salué.