Communiqué de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression, Président exécutif du SIEL Candidat tête de liste de Gonesse Bleu Marine
Après une négociation marathon à Bercy, le Comité d’entreprise du transporteur Mory Ducros était réuni ce jeudi pour examiner l’offre améliorée d’Arcole Industries. Le plan de reprise global de Mory Ducros présenté par l’actionnaire principal prévoit la sauvegarde de 2.005 emplois sur les quelques 5.000 salariés que compte le numéro deux du secteur de la messagerie en France.
L’actionnaire majoritaire entend conserver 48 agences, – avec de fortes diminutions de personnels -, sur les 85 existantes. Chaque salarié licencié obtiendrait une indemnité de 7.000 euros.
Le site de Gonesse, où se trouve le siège du groupe, et celui de Bonneuil-sur-Marne seront fermés ce qui entraînera pour ces deux sites la perte de 331 emplois. En revanche, deux nouvelles agences vont ouvrir à Goussainville (Val d’Oise) et à Mitry-Mory (Seine-et-Marne).
Ce plan de reprise globale d’Arcoles Industries, qui sera examiné le 31 janvier prochain par le Tribunal de commerce de Pontoise, interpelle triplement les Gonessiens.
Il est d’abord notoirement insuffisant car il n’améliore que marginalement l’offre initiale de l’actionnaire principal : faiblement indemnisés au titre d’un projet d’accompagnement social déjà contesté par les syndicats, 3000 salariés resteront sur le carreau, sans compter les nombreuses pertes d’emplois prévisibles parmi les sous-traitants.
Il est ensuite frappé du sceau de l’insécurité juridique car il méconnaît la propension idéologique des autorités de Bruxelles à contester les aides financières apportées par les Etats à leurs entreprises en difficultés au nom du respect du dogme néo-libéral de la concurrence libre et non faussée. Or ce plan n’écarte en rien le risque d’une possible remise en cause par Bruxelles du prêt de 17,5 millions d’euros qu’Arnaud Montebourg s’est engagé à mettre sur la table pour soutenir le projet d’Arcole.
Il constitue enfin un terrible camouflet pour Jean-Pierre Blazy qui n’a pas su en effet peser suffisamment auprès de toutes les parties prenantes au dossier pour conserver à Gonesse le site d’activité de Mory-Ducros, par ailleurs siège social de la société. Après le départ, voici quelques années, de l’entreprise Paul Prédault au bénéfice déjà de la ville voisine de Goussainville, ce nouveau transfert d’entreprise confirme la dramatique perte d’attractivité économique de Gonesse. Pourtant réputé proche politiquement du ministre socialiste du Redressement productif, le député maire Jean-Pierre Blazy vient de faire la démonstration, une fois de plus, de sa troublante impuissance à agir sur le cours des événements.