Cela ressemble fort à une démarche concertée, une sorte de consigne venue d’on ne sait pas trop où. Nous assistons à une recrudescence, sur toutes les émissions de débats à caractère « politico-économique » d’interventions de gens présentés comme des experts qui nous assènent tous le même message sur un ton convaincu : « Sortir de l’euro et de l’union européenne serait une pure folie ».
Notre attention étant mise en éveil, nous attendons une explication de cette assertion, voire un raisonnement. Or, nous devons nous contenter de cette vérité révélée par l’initié au profane, archétype de la démarche hermétique*
Car d’explication il n’y aura point. Tout juste une ou deux phrases destinées à donner la mesure du désastre qui nous attend : la dévaluation inévitable, car la monnaie de remplacement ne peut être qu’une « monnaie de singe » dont personne ne voudra, nos importations vont doubler de prix, l’essence va valoir trois, quatre voire cinq euros le litre.
Sur le plan social, les petits épargnants vont être ruinés immédiatement, les emplois vont être anéantis par millions, bref, nous retournons à la misère telle que décrite par Charles Dickens.
Quand un interlocuteur ou une interlocutrice à l’audace d’oser aborder cette question de la sortie de l’euro, l’expert autoproclamé du jour lui répond sur un ton paternaliste, créant ainsi ce que les psychologues appellent une relation « parent-enfant » par une phrase du type :
« Vous ne pouvez pas savoir, vous n’avez pas été admis dans le graal de la finance internationale, mais vous devez nous croire, nous qui sommes les sachants » Bref, il se fait traiter de débile. Et peu importe qu’il cite en appui des noms de véritables économistes reconnus comme tels, certains étant même lauréats du prix Nobel d’économie.
Alors, on peut se poser la question du pourquoi d’une telle offensive. Si l’euro est aussi solide et bénéfique qu’ils le prétendent, où est le danger ? Que craignent-ils ? Sommes-nous donc tous idiots au point de vouloir refuser cette manne céleste qu’est l’euro dont les avantages se révèlent chaque jour un peu plus évidents ?
Ou bien alors l’euro serait-il un « colosse aux pieds d’argile » beaucoup moins solide qu’il n’y paraît ? Toute cette confiance, cette autosatisfaction que montrent ses ardents défenseurs ne serait qu’un optimisme de façade, une contre-vérité de complaisance destinée à rassurer coûte que coûte et par tous les moyens une opinion publique de plus en plus gagnée par le scepticisme ?
On comprend alors beaucoup mieux ce « vent de panique » qui les anime à l’approche d’élections qui risquent fort de voir se manifester d’une façon « comptable » cette crise de confiance pour ne pas dire de défiance, qui va se manifester à l’encontre d’un système mis en place par des élus dont l’européisme affiché était plus un moyen de réélection qu’une conviction profonde.
Gilbert Collard et Jean Goychman
*L’hermétisme (qui vient d’ Hermès) est une pensée révélée par celui (l’initié) qui connaît la Vérité, au profane qui va ainsi devenir initié à son tour. Cette méthode s’oppose au rationalisme de la démarche scientifique et interdit toute critique ou doute.
Bernard Monot, Député français au Parlement européen, interpelle Mario Draghi sur l’économie de la zone euro.
Lire la suite →Bernard Monot, stratégiste économique du Front National et député français du Parlement européen (ENL), membre des commissions #ECON et #TAXE, intervient en séance plénière à Strasbourg sur l’Union économique et monétaire.
Lire la suite →Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Les déclarations du vice-président de la BCE, Vitor Constâncio, selon lequel les menaces d’un Grexit n’ont jamais été lancées pour « de vrai », révèlent les pratiques scandaleuses des gardiens de la monnaie unique pour faire pression sur les peuples et les gouvernements, à coups de chantage et diffusion de fausses informations.
Vitor Constâncio avoue par ces déclarations que la BCE, institution supposée indépendante, n’a été qu’un jouet dans les mains de l’Allemagne afin de faire plier le gouvernement Tsipras (lequel, il est vrai, n’a pas mis longtemps à se coucher) et remporter sur lui une victoire politique après la gifle électorale du référendum.
Intervention Bernard Monot, Député français au Parlement européen et stratégiste économique du Front National, à l’Université d’Eté du Front National à Marseille
Mes chers amis… bonjour,
Tout à l’heure mes confrères en table ronde vous ont planté le décor navrant de l’Europe dans le mondialisme, j’aimerais pour ma part vous décrire un panoroma économique en 3 axes:
– le 1er, revenir sur le feuilleton de la crise grecque,
– le second, vous donner une lecture de la situation économique plus globale
– et enfin conclure sur une note d’espérance avec nos principales propositions en matière de patriotisme économique et de souveraineté, pour enfin amorcer le redressement de la France.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
L’euro est un échec, ainsi que l’a encore démontré l’affaire grecque, faisons donc encore plus d’euro ! Voilà le raisonnement de François Hollande qui réaffirme dans le JDD ce matin son envie d’un gouvernement de la zone euro, et même d’un parlement et d’un budget de la zone.
François Hollande comme ses complices de l’euro a-t-il si peu de considération pour la France pour être à ce point incapable de l’imaginer autrement qu’entravée, contrainte, fondue dans un espace supranational ? On peut le craindre.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Après des années de décisions absurdes sur la Grèce et l’euro, les dirigeants français sont aujourd’hui rattrapés par leur incompétence et leurs mensonges. Le ministre Michel Sapin en fait partie, lui qui tente désespérément dans le JDD du jour d’apparaître comme le protecteur des intérêts français, lui qui exhorte une nouvelle fois les Grecs à encore plus de sacrifices…
Lorsque, avec des jeunes du Front National, je jetais symboliquement en septembre 2011 de faux billets de 500 euros dans la Seine, face à l’Assemblée Nationale qui votait un nouveau plan de renflouement de la Grèce de plusieurs dizaines de milliards d’euros, je prévenais : les Français ne reverraient jamais leur argent, jeté dans l’incendie de la Grèce et de l’euro, argent destiné aux banques françaises et allemandes pour maintenir artificiellement en vie la monnaie unique, plan aussi inutile que coûteux à terme. Les années qui ont suivi 2011 nous ont donné cent fois raison.