Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
L’accord obtenu hier par les ministres de l’Emploi de l’Union Européenne concerne une directive d’application : elle ne réforme pas la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs, mais en précise seulement les modalités d’utilisation. Elle devra, par ailleurs, passer devant la Commission et le Parlement Européen avant d’être ratifiée et ne devrait être connue sous sa forme définitive qu’au mois d’avril. Si accord il y a, bien entendu…
Ce délai tombe à pic pour le gouvernement qui peut s’arroger le mérite de cet accord sans pour autant être tenu d’en préciser les modalités définitives qui, répétons-le, ne seront tranchées, au plus tôt, qu’à un mois du scrutin européen. Qu’importe puisque, de l’aveu même des ministres et des parlementaires socialistes, cet accord est avant tout destiné à contrer le vote FN. Autrement dit, un leurre grossier dont personne n’est dupe. Martin Schulz lui-même, le pourtant très européiste président allemand du Parlement Européen, estime que la directive de 1996, et non ses seules modalités d’applications, doit être intégralement révisée…
Ce premier accord a beau être provisoire, il souffre déjà de lacunes béantes. A poste égal, un salarié polonais ou roumain détaché en France (salaire français mais charges du pays d’origine) continuera à coûter moins cher que son collègue français, ce qui revient à maintenir une forme de dumping social à l’intérieur même de nos frontières. Quant à la responsabilité conjointe des contractants et des sous-traitants, elle ne serait appliquée que dans le bâtiment. Quid de l’agroalimentaire, des transports et de l’agriculture qui ont également recours à cette main d’œuvre ? Enfin, ce texte, en laissant à chaque pays le soin de mettre en place le niveau de contrôle qui lui convient, institutionnalise une prime au laxisme : le dumping social entre pays de l’Union Européenne dans le secteur de l’agroalimentaire a encore de beaux jours devant lui…
Cet accord, qui ne fait qu’entériner la préférence étrangère en matière d’emploi, est un nouveau bras d’honneur fait aux millions de chômeurs français, et plus particulièrement aux plus jeunes d’entre eux qui, avec des formations adaptées, auraient pu occuper les postes cédés par centaines de milliers à des marchands d’hommes.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand chef délégation FN RBM au Parlement européen
Les eurocrates avaient déjà inventé la démocratie sans les peuples, à l’image des modalités d’adoption du Traité de Lisbonne, notamment en France.
Ils ont désormais si peu de scrupules qu’ils ont décidé de nommer l’archi-européiste et mondialiste Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge, représentant du Parlement européen sur la négociation sur le Brexit… sans même passer par sa désignation par le Parlement européen, pourtant premier concerné.
Communiqué de presse de Gilles Lebreton, Député français au Parlement européen
Les eurodéputés socialistes Emmanuel Maurel et Edouard Martin m’ont fait l’honneur d’écrire un communiqué de protestation contre mon tweet « Sous la pression du FN, l’UE rétablit des droits de douane sur l’acier chinois ! C’est un peu tard ! ».
Le fait qu’ils m’accordent une si grande importance prouve à quel point le Système eurocratique s’affole !
Communiqué de presse de Dominique Martin, Député français au Parlement européen
Ce 3 juillet, Manuel Valls annonçait sa volonté de ne plus appliquer la directive sur le détachement des travailleurs.
Cette directive de 1996 permet à quelques 1.34 millions de travailleurs européens[1] d’être affiliés à leurs régimes sociaux nationaux lors d’un détachement dans l’Union européenne. Elle consacre ainsi une course au moins disant social entre États membres, où les écarts salariaux vont de 1 à 10. Le dispositif fait recette : la France comptait 285 000 travailleurs en 2015 – en hausse de 45% par rapport à 2010.
Communiqué de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Les coups de menton du Premier ministre n’impressionnent personne, pas plus en France qu’à Bruxelles. Dès lors, ses propos menaçant, hier, de « ne plus appliquer » la directive détachement des travailleurs ne doivent pas en rester au stade du verbe mais au contraire être suivis immédiatement d’effets, sous peine de ridiculiser une fois de plus notre pays et de tromper les Français. Soyons très vigilants car ces mots rappellent ceux qu’ils a eus récemment contre le traité transatlantique, alors que dans la foulée l’Allemagne et la Commission de Bruxelles ont réaffirmé leur volonté de continuer ces négociations…
Communiqué de presse de Croissance Bleu Marine
Un chiffre est passé relativement inaperçu dans l’actualité économique récente : celui du bond de plus de 20% du nombre de travailleurs détachés en France en 2015, passé de 240.000 à 286.000 !
En 10 ans, le nombre de travailleurs détaché a été multiplié par 10 pendant que le secteur du BTP à lui seul perdait 100.000 emplois. C’est une triple catastrophe pour notre économie.
Edito de Nicolas Bay (08.04.2016)
Le résultat du référendum d’initiative populaire tenu aux Pays-Bas va bien au-delà d’un simple refus de l’accord d’association entre l’Union Européenne et l’Ukraine. Onze ans après le NON retentissant (61,54% des voix) au Traité constitutionnel européen, les Néerlandais, cette fois-ci avec 64% des suffrages, ont de nouveau exprimé un rejet fracassant d’une Union Européenne désormais à bout de souffle.