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Evêques : qu’ils mesurent vraiment la réalité de la France

Communiqués / 12 décembre 2013 / /

Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen

Les évêques de France ont publié le 11 décembre une déclaration sur les prochaines élections municipales. Dans une République laïque, celle-ci n’engage que ceux qui en acceptent l’autorité. Mais, comme tout citoyen, les représentants des religions peuvent librement intervenir dans le débat public. Certes, l’épiscopat ne donne pas ouvertement de consignes de vote. Néanmoins, la formulation de son propos est telle que la presse l’a immédiatement interprété comme une mise en garde contre le Front National. Si cette attitude n’a rien de surprenant, elle n’en reste pas moins regrettable.

Les évêques constatent l’importance du chômage et de la précarité. S’ils voient dans la commune le « premier garant du lien social », ils ne s’interrogent jamais sur la responsabilité de cette construction européiste que l’Eglise de France a soutenue et encouragée depuis des décennies. Par ailleurs, ils s’inquiètent du « rejet de l’autre […] quand il vient d’ailleurs ». Ont-ils seulement conscience que, dans une France où il y a trois millions de chômeurs officiels, cinq millions de chômeurs réels, neuf millions de travailleurs pauvres, accueillir de nouveaux immigrés signifie les mettre en concurrence avec les travailleurs français ou étrangers en situation régulière ? Les ravages du détachement selon le droit européen ne suffisent-ils pas ? Comme le dit avec bon sens la sagesse populaire : « Charité bien ordonnée commence par soi-même ». Ou, comme l’écrit Pascal : « Qui veut faire l’ange, fait la bête ».

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine souhaite que toutes les forces et toutes les institutions du pays regardent les réalités en face. La situation de la France est si alarmante qu’il faut exclure l’exclusion, même couverte par la langue de buis. Il ne suffit pas de pallier les conséquences, il faut surtout s’attaquer aux causes. En finir avec l’idéologie mortifère du sans-frontiérisme, rétablir des protections intelligentes, y compris monétaires, à nos frontières, voilà l’urgence qui doit unir tous les Français de bonne volonté.