Le gouvernement français et l’opposition UMP sont rattrapés ces derniers jours par la directive sur le détachement de personnel au sein de l’Union Européenne. Cette directive est un véritable fléau pour notre économie.
Officiellement au nombre de 175 000, les emplois détachés en France sont en réalité bien plus nombreux. 350 000 de l’aveu même du Ministère du travail et environ 500 000 si l’on se base sur la progression constante de ces emplois (+30 % entre 2010 et 2011) et le nombre important d’emplois n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration préalable. Le ministre Michel Sapin avouait lui-même lundi dernier à l’Assemblée Nationale, qu’à l’issue des contrôles, il apparaissait qu’un salarié détaché sur deux n’avait pas fait l’objet de déclaration préalable.
C’est donc un phénomène de grande ampleur qui ravage nos PME, nos artisans et l’emploi.
Les pompiers pyromanes
Dans ce contexte, il est particulièrement indécent de voir avec quel cynisme la classe politique s’émeut de cette situation alors que, depuis plus de vingt, elle construit scrupuleusement et servilement cette Europe ultralibérale, technocratique et anti-démocratique. Les conséquences désastreuses des décisions qu’ils acceptent, votent et encouragent depuis tant d’années les disqualifient définitivement pour parler de la défense des entreprises françaises et de la sauvegarde de l’emploi !
Le Front National, seul contre tous, dénonce cette directive depuis des années.
Les propositions du gouvernement : inepties et enfumages
Conscient que ce scandale est une véritable bombe à retardement qui pourrait bien être au cœur de la campagne des prochaines européennes, le gouvernement tente de nous faire croire qu’il va lutter contre cette directive et ses conséquences désastreuses. Les agitations socialistes de ces derniers jours sont grotesques et scandaleuses.
Car en effet, qu’entendent les chefs d’entreprises ?
Que le gouvernement va faire « respecter le droit social français », mettre en place des « contrôles », assurer une « meilleure utilisation du détachement », créer une « liste noire des entreprises indélicates » et enfin embaucher « des inspecteurs du travail supplémentaires pour contrôler et sanctionner ». Quelle folie ! En quoi le respect du droit social va-t-il régler le problème fondamental de cette directive qui est la distorsion entre le coût d’un salarié français et le coût d’un salarié détaché ? Cette différence pouvant aller de 30% à 50 % !
Faut-il que nos gouvernants aient perdu tout sens commun pour nous livrer de telles analyses et n’envisager que des solutions aussi ineptes que mensongères. Il s’agit bien là d’un enfumage supplémentaire !
Car même si le gouvernement avait les moyens de sa politique, ce qui n’est évidemment pas le cas, cela ne règlerait pas le problème de fond que les doctrinaires du PS et de l’UMP ne veulent pas voir : le danger de cette Europe technocratique qui confond libre concurrence avec concurrence déloyale et économie de marché avec ultra libéralisme fou.
Non contents de ne pas les avoir protégés aux frontières de l’U.E contre la concurrence sauvage du tiers-monde et des pays émergents, les dirigeants français les ont ensuite livrés aux conséquences terribles d’un dumping social intra européen.
Pour stopper les ravages de cette directive, les chefs d’entreprises n’attendent pas des contrôles supplémentaires, ni des listes noires et encore moins la création d’emplois publics pour les sanctionner.
Non ! Ils demandent le retrait pur et simple de cette directive.
L’injustice ne s’aménage pas et ne se régule pas. Elle se combat !
Avec le Front National et les PME françaises exigeons le retrait définitif de la directive européenne sur le détachement.
Communiqué de presse de Gilles Lebreton, Député français au Parlement européen
Les eurodéputés socialistes Emmanuel Maurel et Edouard Martin m’ont fait l’honneur d’écrire un communiqué de protestation contre mon tweet « Sous la pression du FN, l’UE rétablit des droits de douane sur l’acier chinois ! C’est un peu tard ! ».
Le fait qu’ils m’accordent une si grande importance prouve à quel point le Système eurocratique s’affole !
Communiqué de presse de Dominique Martin, Député français au Parlement européen
Ce 3 juillet, Manuel Valls annonçait sa volonté de ne plus appliquer la directive sur le détachement des travailleurs.
Cette directive de 1996 permet à quelques 1.34 millions de travailleurs européens[1] d’être affiliés à leurs régimes sociaux nationaux lors d’un détachement dans l’Union européenne. Elle consacre ainsi une course au moins disant social entre États membres, où les écarts salariaux vont de 1 à 10. Le dispositif fait recette : la France comptait 285 000 travailleurs en 2015 – en hausse de 45% par rapport à 2010.
Communiqué de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Les coups de menton du Premier ministre n’impressionnent personne, pas plus en France qu’à Bruxelles. Dès lors, ses propos menaçant, hier, de « ne plus appliquer » la directive détachement des travailleurs ne doivent pas en rester au stade du verbe mais au contraire être suivis immédiatement d’effets, sous peine de ridiculiser une fois de plus notre pays et de tromper les Français. Soyons très vigilants car ces mots rappellent ceux qu’ils a eus récemment contre le traité transatlantique, alors que dans la foulée l’Allemagne et la Commission de Bruxelles ont réaffirmé leur volonté de continuer ces négociations…
Communiqué de presse de Croissance Bleu Marine
Un chiffre est passé relativement inaperçu dans l’actualité économique récente : celui du bond de plus de 20% du nombre de travailleurs détachés en France en 2015, passé de 240.000 à 286.000 !
En 10 ans, le nombre de travailleurs détaché a été multiplié par 10 pendant que le secteur du BTP à lui seul perdait 100.000 emplois. C’est une triple catastrophe pour notre économie.
Intervention de Dominique Martin en Commission Emploi et Affaires Sociales
Dominique Martin s’étonne de l’évaporation de ce fond dans certains pays de l’Union européenne, et conteste que seules les multinationales en profitent alors qu’il devrait servir les PMI-PME.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
La commissaire européenne Marianne Thyssen, chargée de l’emploi et des affaires sociales, s’apprête à annoncer une révision de la directive « travailleurs détachés ». Derrière l’objectif affiché de réduire les différences de coût du travail entre salariés dans un même pays, se cache en réalité une vaste opération d’enfumage. Sans jamais remettre en cause le principe même du travailleur détaché, la Commission européenne se contente de proposer des modifications mineures, telles que la possibilité pour le travailleur détaché de prétendre au 13e mois, aux primes de Noël ou d’ancienneté, si celles-ci existent dans le secteur ou la branche qui l’emploie.