PROPOSITION DE LOI N°1643
donnant aux entreprises et à tous les organismes dotés d’un règlement intérieur le droit d’y inscrire le principe de laïcité et de neutralité à l’égard de toutes les opinions et croyances.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Il est rare que la Cour de Cassation entre en conflit ouvert avec les juridictions qui lui sont subordonnées.
Tel est cependant le cas depuis le 27 novembre 2013 dans le domaine de la neutralité religieuse et du port de signes vestimentaires ostentatoires.
La Cour d’Appel de Paris, suivant en cela son Procureur Général, a confirmé un précédent arrêt autorisant le licenciement pour faute grave d’une salariée qui souhaitait travailler voilée au sein d’une crèche privée.
Dans cette affaire « Baby Loup », la Cour d’appel n’a donc pas suivi la décision de la Cour de Cassation en date du 19 mars 2013.
Cette divergence persistante, fort rare au demeurant, s’explique ici par le conflit entre deux principes fondamentaux reconnus par les lois de la République : le principe de laïcité et de neutralité religieuse d’une part, et d’autre part la liberté de conscience dans le domaine religieux.
Le principe de laïcité, d’impartialité, et de stricte neutralité religieuse s’impose aux personnes publiques et à leurs agents. Mais dans les organismes de droit privé, qu’ils soient associatifs ou à but lucratif, le principe de laïcité doit être mis en balance avec la liberté religieuse; en fonction de l’activité exercée et de la nature des tâches confiées au salarié.
Les restrictions nécessaires au bon accomplissement des services, qui doivent également tenir compte des impératifs d’hygiène et de sécurité peuvent être plus rigoureuses dans les organismes accueillant en particulier du public ou exerçant une mission déléguée de service public.
La présente proposition de loi suggère donc, en l’absence de stipulations individuelles dans le contrat de travail de s’en remettre au règlement intérieur de l’établissement; c’est à dire au dialogue social interne noué sous le contrôle de l’administration et du juge le cas échéant.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
L’article L. 1121-1 du code du travail est complété par les mots : « ni motivées par le respect du principe constitutionnel de laïcité et de neutralité à l’égard de toutes les opinions ou croyances nécessaire au bon accomplissement des tâches exercées. »
Article 2
Le 2° de l’article L. 1321-3 du même code est complété par les mots : »ni motivées par le respect du principe constitutionnel de laïcité et de neutralité à l’égard de toutes les opinions ou croyances nécessaire au bon accomplissement des tâches exercées. »
Communiqué de Bertrand Dutheil de La Rochère, Membre fondateur et trésorier du RBM, Conseiller régional d’Île-de-France
Lundi 7 novembre, le gouvernement socialiste violera, sinon la lettre, du moins l’esprit de la loi du 9 décembre 1905, portant séparation de l’État et de la religion, en publiant le « Guide pratique du fait religieux dans les entreprises privées ». La presse s’est déjà fait l’écho de certaines des mesures préconisées. Les lieux de travail vont devenir le champ clos des tensions entre salariés au sujet des convictions ou de l’absence de convictions des uns et des autres.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Faiblesse et compromission sont les maîtres-mots du gouvernement en matière de laïcité.
Alors que nous ne cessons depuis des années de tirer la sonnette d’alarme sur les revendications religieuses qui se multiplient dans les entreprises, le gouvernement refuse de venir en aide aux responsables RH et aux responsables de direction confrontés à ce phénomène de plus en plus oppressant.
Communiqué de presse de Gaëtan Dussausaye, Directeur national du Front National de la Jeunesse, Membre du Bureau Politique du FN
Dans le collège de Saint-Ambroix, ville proche d’Alès dans le Gard, les élèves et parents d’élèves ont eu la surprise de voir un professeur de musique distribuer un appel à la prière en arabe à sa classe. La raison avancée par l’enseignant, soutenu par le rectorat : permettre l’ouverture d’esprit des élèves aux autres cultures et spiritualités.
Communiqué de Presse de David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus
La Mission d’information sur l’organisation, la place et le financement de l’Islam en France et de ses lieux de culte vient de présenter son rapport. Ne souhaitant pas être engagé parl’ensemble des conclusions et des préconisations de ce rapport, je me suis abstenu lors du vote final.
Certes cette mission d’information a permis, à travers la grande diversité des auditions organisées, de faire un certain nombre de constats qui, pour partie, rejoignent ceux que nous faisons au Front national depuis des années ; je pense par exemple au lien avec les pays d’origine d’un certain nombre de musulmans ou encore l’absence de connaissance de la part des imams de la culture, de l’histoire voire de la langue de notre pays ; ces deux éléments favorisant grandement le communautarisme.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Alors que la rupture du jeûne marquant la fin du ramadan aura lieu ce mercredi 6 juillet, la Maison des examens d’Île-de-France a annoncé qu’elle permettra aux lycéens qui le souhaitent de différer à jeudi leur convocation au rattrapage du baccalauréat. Il s’agit d’une décision conforme à une circulaire de François Fillon datée du 18 mai 2004 lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale.
Communiqué de Presse du Collectif Racine
Plusieurs médias s’en sont fait l’écho en fin de semaine : la « Maison des examens », le service interacadémique en charge d’organiser les examens et concours en région parisienne, a demandé, par la voix de son directeur, Vincent Goudet, que les chefs de centres permettent dérogatoirement aux candidats du Bac célébrant l’Aïd-el-Fitr de reporter leurs oraux de rattrapage.
Le cas est à peine croyable, tant cette disposition contrevient au principe de laïcité — « la République ne reconnaît […] aucune culte », aux termes de la loi de 1905 —, là même où elle devrait être le plus scrupuleusement observée, puisque de l’Ecole dépend largement l’assimilation de tous à la seule communauté que la République soit fondée à reconnaître : la communauté nationale.