Dans le cadre de la modification des statuts des professeurs et du décret de 1950 qui les régit, nouveau chantier du ministre de l’Éducation Nationale, les obligations horaires des professeurs des classes préparatoires font, semble-t-il l’objet d’une « attention » toute particulière. Nous avons appris brutalement, par le seul article du Monde de mardi dernier, que ces obligations seraient revues à la hausse, passant pour tous à 10 heures minimum, alors que jusqu’à présent elles s’échelonnaient de 8 heures (classes de seconde année de 35 élèves et plus) à 10 ou 11 heures (pour les classes de seconde ou première année les moins chargées). Le prétexte fallacieux donné par le ministre est le suivant : les professeurs enseignant en ZEP exercent dans des conditions difficiles, devant des classes hétérogènes : ils méritent donc une décharge horaire supplémentaire, qui leur permettra d’accomplir un travail d’équipe en dehors de la classe. Mais cette mesure doit être financée à coût constant. Où donc trouver l’argent ? chez les professeurs de classes préparatoires, notoirement privilégiés, ayant la chance de s’adresser à un public homogène et favorisé. Cela signifie concrètement que les collègues devant 8 heures et en faisant jusqu’à maintenant 10 ou plus perdront leurs heures supplémentaires et travailleront autant pour gagner beaucoup moins, tandis que ceux qui en font 8 et en devront 10 se retrouveront en sous-service. Lire la suite sur www.collectifracine.fr
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Réaction d’un étudiant patriote : Baisse de salaire des professeurs de classes préparatoires
Dans sa manie de mener des réformes sans queue ni tête, M. Peillon a fait une nouvelle trouvaille : il est décidé à baisser les salaires des professeurs de classes préparatoires afin de financer l’allégement des horaires hebdomadaires d’une partie des enseignants de ZEP. En somme, on déshabille Pierre pour habiller Paul.
Le ministre de l’éducation ne voit dans les réactions scandalisées des professeurs de prépas que la manifestation des « conservatismes » de corporations enseignantes trop longtemps choyées. Ce qu’il ne dit pas, c’est que l’option de réforme qu’il a retenue relève de la pure idéologie et utilise les grosses ficelles de la manipulation médiatique : il tente de dépeindre les professeurs de prépas sous les traits de véritables féodaux privilégiés.
Rappelons des faits simples : les enseignants de classes préparatoires ont un service obligatoire de huit à onze heures de cours hebdomadaires. Mais la charge de travail qui leur est demandée n’est en aucun cas moins importante qu’en lycée ; elle l’est même davantage, et ce pour deux raisons principales : le niveau supérieur des élèves, qui demande un temps de préparation des cours sensiblement plus long, ainsi que les effectifs parfois écrasants (jusqu’à 45 ou 50 élèves par classe), qui allongent de facto le temps de correction des copies. Les professeurs de classes préparatoires font le plus souvent un travail remarquable pour former les futurs membres des grandes écoles, système qui permet encore à notre pays de maintenir un haut niveau d’excellence malgré la destruction programmée du modèle d’enseignement universitaire français (en particulier avec la loi Fioraso).
La véritable anomalie, que M. Peillon se garde bien de dénoncer, c’est la différence qui existe entre la France et les autres pays de l’OCDE en matière de rémunération des enseignants. Le rapport OCDE de 2012 est sans appel : « Entre 2000 et 2010, le salaire des enseignants a augmenté, en valeur réelle, dans la plupart des pays dont les données sont disponibles. La France et le Japon font figure d’exception : le salaire des enseignants y a diminué en valeur réelle durant cette période ». Alors que la rémunération d’un professeur de lycée en Allemagne s’échelonne entre 46 000 et 65 000 € par an, celle de son homologue français va de 25 000 à 46 000 € par an (Le Monde, 10/12/2012).
Ce n’est donc pas en faisant des économies de bouts de chandelle qui rognent les salaires des professeurs de prépas que le gouvernement pourra mener une politique d’envergure pour l’éducation nationale. C’est l’ensemble des enseignants de lycée qui doit faire l’objet d’une revalorisation salariale pour que la France se donne enfin les moyens de redresser l’école de la République, cette même école que beaucoup d’autres pays regardaient auparavant comme un modèle.
Communiqué de presse d’Alain Avello, président du Collectif Racine
Une étude récente de la DEPP* met en exergue deux phénomènes tendanciels ayant connu une forte accélération au cours des derniers mois : la baisse des effectifs dans les collèges publics, de plus en plus de familles se tournant vers le privé, d’une part, et de l’autre, la baisse du taux de redoublement en seconde, laquelle s’accompagne d’une augmentation sensible du nombre d’élèves s’orientant vers la voie technologique.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Les résultats catastrophiques pour la France du classement international Timss, évaluant le niveau des élèves en Mathématiques et en Sciences (les Français étant respectivement derniers et avant-derniers de ce classement), traduisent l’effondrement du système éducatif français après des décennies de politiques UMPS sur lesquelles François Fillon, ancien ministre de l’Education nationale, porte à l’évidence une lourde responsabilité.
Communiqué de presse de Gaëtan Dussausaye, Directeur national du Front National de la Jeunesse et Membre du Bureau Politique du FN
Selon l’enquête internationale de la Trends in Mathematics and Science Study, le système scolaire français obtient les plus mauvais résultats d’Europe dans l’enseignement des mathématiques et des sciences. Près de 13% des élèves de CM1 ne disposeraient pas des connaissances élémentaires en mathématiques.
Une fois de plus, les gouvernements de gauche et de droite en portent la lourde responsabilité. La droite d’abord, car l’enseignement des sciences repose encore aujourd’hui sur les programmes scolaires initiés par le gouvernement de François Fillon.
Communiqué de Presse d’Alain Avello, président du Collectif Racine
C’est oscillant sans doute entre incrédulité et consternation que les téléspectateurs de France 2 ont découvert ce reportage diffusé jeudi soir dernier*, où un journaliste parvient à se faire recruter comme professeur contractuel de mathématiques, sur la base d’un diplôme manifestement faux, et suite à un entretien ayant pourtant révélé son incompétence totale dans la discipline : que peuvent donc apprendre les élèves, dans ces conditions ?
Question écrite de Marion Maréchal-Le Pen, Député de Vaucluse
Marion Maréchal-Le Pen appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la réforme de l’école libre.
Le gouvernement entend déposer un amendement lors de la prochaine lecture du projet de loi n°3679 « Egalité et citoyenneté » dans l’optique de légiférer par ordonnance sur le régime d’ouverture des écoles libres.
Communiqué de Presse du Collectif Racine des enseignants patriotes
A la faveur de l’élection présidentielle qui approche, le ministère de l’Education nationale s’avise de la nécessité de revaloriser les carrières des enseignants. Ainsi, après avoir accordé, au début du mois, une augmentation aux professeurs des écoles, annonce-t-il qu’au 1er janvier 2017, l’ensemble des enseignants verront leurs salaires augmenter, une enveloppe globale de 500 millions d’euros étant prévue à cette fin.