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Pour contrer les revendications religieuses dans l’entreprise : il faut une loi

Communiqués / 7 novembre 2013 / Étiquettes : /

Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen

Le conseil économique, social et environnemental, dont les frais de fonctionnement augmenteront de 500.000 euros en 2014, se prononce contre toute loi pour s’opposer à l’émergence des revendications religieuses dans l’entreprise. Les deux auteurs du rapport, Edith ARNOULT-BRILL (Fédération Unie des Auberges de Jeunesse) et Gabrielle SIMON (Confédération française des travailleurs chrétiens) prétendent ainsi éviter une « laïcité qui tendrait à restreindre une liberté fondamentale ». Elles auraient dû méditer la parole de Lacordaire : « Entre le fort et le faible, (…), c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. » A défaut, elles proposent de laisser la solution à « des réponses managériales diversifiées en vue de permettre à l’entreprise de gérer la diversité religieuse». En bon français, cela signifie la multiplication de rapports de forces locaux et brutaux avec des organisations fondamentalistes de mieux en mieux structurées.

Pourtant, les deux auteurs admettent une augmentation des revendications religieuses sur les lieux de travail. Même si certains sujets (fêtes religieuses, interdits alimentaires ou pratique du jeûne) leur semblent si banalisés qu’ils ne poseraient plus de grandes difficultés, d’autres y troublent de plus en plus la vie quotidienne et les relations entre salariés. Le port des signes religieux, le prosélytisme ou le rejet de la mixité finissent par y détériorer le climat. La solution passerait par l’application des règles déjà existantes qui seraient trop méconnues. Malgré leur grande cohérence, les auteurs les reconnaissent complexes sans proposer pour autant une loi de clarification.

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine demande précisément qu’une loi permette le strict respect du principe de laïcité dans tout l’espace public, y compris dans les entreprises et les associations, à l’exception de celles dont l’objet social est explicitement la religion. La République ne peut abandonner les chefs d’entreprise ou les responsables d’association qui se trouvent de plus en plus en plus souvent soumis à des revendications communautaristes virulentes.