Communiqué de presse de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
En promettant par écrit aux employés de Tilly-Sabco qu’il irait personnellement défendre les restitutions de la filière poulet-export devant la Commission Européenne, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll pousse la démagogie encore plus loin que les autres ministres socialistes.
Les restitutions sur les exportations agricoles, qui consistent en fait à compenser directement auprès des industriels l’écart entre le prix de production français et les cours des marchés mondiaux, font partis des subventions auxquelles l’Europe s’est engagée à renoncer peu à peu lors de la création de l’OMC. Leur remise en cause ne date donc pas d’hier, mais de… 1994 !
Maintenues tant bien que mal durant deux décennies, les restitutions sur le poulet congelé sont violemment baissées une première fois par la Commission Européenne en 2012 : fixées à 325 euros la tonne en avril, elles tombent à 217 euros la tonne en octobre de la même année, puis à 108 euros la tonne en janvier 2013. Leur suppression totale est finalement annoncée le 18 juillet 2013. En septembre, le référé engagé par Tilly-Sabco pour faire annuler la décision de la Commission Européenne est rejeté, sans que cela n’émeuve personne.
L’ampleur du problème est connue de longue date. D’un côté, la France, entre autre grâce aux restitutions (74.5 millions versés en 2011), est le premier producteur de volaille de l’UE. De l’autre, elle doit importer 40% de la volaille qu’elle consomme. La Bretagne est en première ligne puisque la moitié des poulets qu’elle produit sont justement destinés à l’export…
Le bilan de cet imbroglio politique et économique est dramatique : en une décennie, les centaines de millions d’euros de subventions versées auront finalement abouti à l’anéantissement de dizaines de millions d’investissement et de plusieurs milliers d’emplois sans que rien n’ait été entrepris pour y apporter une solution durable.
Alors oui, Monsieur Le Foll, il est vraiment très tard pour aller discuter restitutions et poulets congelés avec Dacian Ciolos, le commissaire européen à l’Agriculture…
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.