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Face à la crise avicole, le ministre de l’Agriculture se comporte comme un poulet sans tête : il se met à courir après le coup de hache…

Communiqués / 5 novembre 2013 / Étiquettes : /

Communiqué de presse de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement

En promettant par écrit aux employés de Tilly-Sabco qu’il irait personnellement défendre les restitutions de la filière poulet-export devant la Commission Européenne, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll pousse la démagogie encore plus loin que les autres ministres socialistes.

Les restitutions sur les exportations agricoles, qui consistent en fait à compenser directement auprès des industriels l’écart entre le prix de production français et les cours des marchés mondiaux, font partis des subventions auxquelles l’Europe s’est engagée à renoncer peu à peu lors de la création de l’OMC. Leur remise en cause ne date donc pas d’hier, mais de… 1994 !

Maintenues tant bien que mal durant deux décennies, les restitutions sur le poulet congelé sont violemment baissées une première fois par la Commission Européenne en 2012 : fixées à 325 euros la tonne en avril, elles tombent à 217 euros la tonne en octobre de la même année, puis à 108 euros la tonne en janvier 2013. Leur suppression totale est finalement annoncée le 18 juillet 2013. En septembre, le référé engagé par Tilly-Sabco pour faire annuler la décision de la Commission Européenne est rejeté, sans que cela n’émeuve personne.

L’ampleur du problème est connue de longue date. D’un côté, la France, entre autre grâce aux restitutions (74.5 millions versés en 2011), est le premier producteur de volaille de l’UE. De l’autre, elle doit importer 40% de la volaille qu’elle consomme. La Bretagne est en première ligne puisque la moitié des poulets qu’elle produit sont justement destinés à l’export…

Le bilan de cet imbroglio politique et économique est dramatique : en une décennie, les centaines de millions d’euros de subventions versées auront finalement abouti à l’anéantissement de dizaines de millions d’investissement et de plusieurs milliers d’emplois sans que rien n’ait été entrepris pour y apporter une solution durable.

Alors oui, Monsieur Le Foll, il est vraiment très tard pour aller discuter restitutions et poulets congelés avec Dacian Ciolos, le commissaire européen à l’Agriculture…