Communiqué de Presse du Front National
La fermeture des sites du groupe porcin Gad à Lampaul-Guimiliau et à Saint-Nazaire va causer la perte de 900 emplois supplémentaires dans l’agroalimentaire français. La crise dans laquelle s’enfonce une partie de ce secteur est d’autant plus inquiétante qu’il s’agit du premier employeur industriel dans notre pays. De ses emplois dépend la santé de nombreux départements ruraux qui ne disposent d’aucune autre alternative économique viable. Pour le seul secteur du Grand Ouest, ce sont aujourd’hui 50 000 emplois qui sont directement menacés, principalement dans les filières porcs et poulets, par la concurrence déloyale des autres pays membres ou partenaires de l’Union Européenne.
L’Allemagne a ainsi menée ces dernières années une véritable guerre du porc en ayant recours, dans ses élevages, ses abattoirs et ses ateliers de découpe, à des centaines de milliers de travailleurs roumains, polonais et bulgares payés moins de quatre euros de l’heure, soit moins de la moitié du coût horaire français dans ces secteurs. Un abus encouragé par l’Union Européenne avec le maintien de la directive sur le détachement des travailleurs qui autorise tous les abus aux pays ne disposant pas de salaires minimums, comme c’est le cas pour l’Allemagne.
Afin de stopper l’hémorragie au plus vite, le Front National demande l’abrogation de la directive européenne sur le détachement des travailleurs ainsi que des sanctions effectives contre les pays ayant massivement recours au dumping social. À ce propos, il est surprenant de constater que le gouvernement français a refusé de se joindre à la Belgique lorsque celle-ci a lancé une procédure contre l’Allemagne devant la Commission Européenne afin de tenter de mettre fin au dumping dans la filière porcine.
Enfin, dans un tel contexte, il est totalement suicidaire de poursuivre plus avant la négociation du traité de libre-échange transatlantique avec les États-Unis. Un traité qui, après des décennies de politiques européennes ultra-libérales, achèverait définitivement nos filières d’élevage et les industries qui en dépendent.
Communiqué de Presse de Philippe Eymery, Conseiller TPE/PME de Marine Le Pen
La Russie a décidé de riposter aux sanctions occidentales en décrétant un embargo sur les importations alimentaires et agricoles en provenance de l’UE, soit, pour l’agriculture française, un manque à gagner colossal de plus de 730 millions d’euros par an qui ne manquera pas d’aggraver encore la crise de l’élevage et celle des industries agroalimentaires.
Communiqué de presse de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Dénoncée à juste titre par les éleveurs bovins et porcins, la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada menace gravement notre agriculture et notre industrie agroalimentaire.
Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Stéphane Le Foll a rendu public hier le rapport « Produire autrement » consacré à la mise en place de nouvelles pratiques agricoles plus respectueuses de la santé des consommateurs, des agriculteurs et de l’environnement, mais aussi plus économe en énergie, tout en maintenant la productivité et les emplois. Les solutions proposées, synthétisées par l’INRA, sont issues des expériences menées ces dernières décennies par des agriculteurs et des scientifiques. Une partie de ces nouvelles techniques ont déjà fait leurs preuves, d’autres sont très prometteuses.
Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Présentée par Pierre Moscovici et Benoît Hamon comme une réponse aux abus induits par la LME du précédent gouvernement (et salué comme telle par plusieurs acteurs agricoles majeurs), le projet de loi Consommation ne nous semble pas apte à rééquilibrer les relations entre l’agroalimentaire et l’agriculture d’un côté, et la grande distribution de l’autre.
Je tiens tout d’abord à remercier les élus et les représentants de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs pour cette invitation.
J’ai lu avec attention les documents que vous m’avez fait parvenir. Je ne peux que vous féliciter pour la pertinence des thèmes retenus.
L’emploi et la formation d’abord : je ne peux qu’encourager la démarche qui est la vôtre. A condition bien sûr de permettre aux jeunes exploitants de pouvoir s’installer. Pour cela, il faut cesser de liquider 25% des exploitations agricole tous les dix ans, sans quoi vous ne pourrez que proposer aux jeunes qui sortent des filières agricoles des emplois précaires et sous-payés dont ils ne voudront pas et dont je ne veux pas non plus pour eux !