Communiqué de presse de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Si le gouvernement daigne se pencher sur la crise qui ravage notre pays plutôt que de s’écharper sur le sort de la famille Dibrani, il serait bon qu’il apporte des éclaircissements au sujet de l’écotaxe poids lourds contre laquelle agriculteurs, industriels et transporteurs protestent de plus en plus durement.
Pourquoi le gouvernement se refuse-t-il à expliquer que l’écotaxe poids lourds dérive de la directive européenne « Eurovignette » adoptée en 2011? Pourquoi accepter ce nouveau diktat bruxellois qui tombe au plus mal, tant pour les industriels, les agriculteurs et les transporteurs routiers, que pour les consommateurs?
Comment compte-t-il compenser le surcoût que cette énième taxe fera peser sur les produits alimentaires, un secteur dans lequel la grande distribution a jusqu’à maintenant refusé de répercuter les hausses des coûts de production comme le réclamaient industriels et agriculteurs?
Comment compte-t-il lutter contre les nouvelles distorsions de concurrence qu’impliquent la taxe entre les productions nationales et les produits importés. Est-il normal que des agneaux néo-zélandais ou des tomates marocaines se retrouvent, dans certains cas, moins taxés que des agneaux ou des tomates produits sur le territoire national? Est-il raisonnable d’appliquer cette taxe aux camions de plus de 3,5 tonnes en France, alors que l’Allemagne voisine ne l’appliquera qu’aux camions de plus de 12 tonnes ?
Sur quelle base rationnelle ont été fixées les abattements régionaux, de 50% pour la Bretagne et de 30% pour l’Aquitaine et Midi-Pyrénées, censés compenser leur « éloignement du reste du territoire européen »? La Manche, pour ne citer que cet exemple, ne bénéficiera d’aucune ristourne. Est-elle pour autant mieux desservie que l’Ille-et-Vilaine voisine?
Autant de questions qui resteront probablement sans réponse tant le gouvernement fait, une fois de plus, preuve d’un amateurisme qui confine à la fumisterie.
De son côté, Marine Le Pen a écrit cette semaine une lettre de soutien à l’ensemble des transporteurs routiers français. Ces derniers se retrouvent pris en otage par cette nouvelle usine à gaz au moment où le prix élevé du carburant et la libéralisation du cabotage dans toute l’Union Européenne menacent directement leur existence.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
Communiqué de presse de Bernard Monot, Député français au Parlement Européen, Stratégiste économique du Front National
Le mois d’octobre est celui du paiement de la taxe foncière et de la taxe d’habitation. Après des années d’augmentation continue, les ménages sont étranglés.
+14,7%, c’est l’augmentation moyenne sur cinq ans des impôts locaux entre 2010 et 2015, et ce sera encore 3 ou 4% en 2016. Le scandale ? C’est que c’est en moyenne trois fois l’évolution des prix à la consommation ou des loyers et deux fois celle du Smic.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.