Communiqué de presse de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Dénoncée à juste titre par les éleveurs bovins et porcins, la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada menace gravement notre agriculture et notre industrie agroalimentaire.
En pleine crise d’une filière porcine française taillée en pièces par la concurrence allemande et espagnole, cet accord est un coup de poignard supplémentaire. Les porcs canadiens coûtent 25% moins chers que leurs équivalents français et les frais de transport ne comblent pas cet écart.
Pour l’élevage bovin, la nouvelle est toute aussi grave. Outre les distorsions de concurrence, deux graves questions restent en suspend : l’utilisation d’hormones de croissance et le nettoyages des carcasses à l’acide lactique, deux pratiques proscrites dans l’Union Européenne. Un flou inquiétant règne sur ces questions, les modalités techniques de l’accord n’étant pas encore connues.
Le traité de libre-échange avec le Canada, négocié à l’abri des regards, n’a pas lieu d’être, pas plus que le grand marché transatlantique en cours de négociation avec les Etats-Unis. Ces accords aggraveront le dumping social et environnemental déjà à l’œuvre au sein de l’Union Européenne, précipitant la ruine des éleveurs français. Ils piétinent également la volonté d’une immense majorité de Français soucieux d’une meilleurs traçabilité de leur alimentation.
Pour le Front National, il faut rompre avec les dogmes libre-échangistes en suspendant au plus vite les négociations des accords avec le Canada et les Etats-Unis. Il est possible de sauver nos éleveurs et notre industrie agroalimentaire, tout en protégeant les consommateurs : il faut mettre en place un protectionnisme raisonnable pour contrer les effets pervers de la concurrence déloyale, ainsi qu’une politique agricole nationale à même de réguler les prix au bénéfice de l’ensemble des Français.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.