Communiqué de Gilles Lebreton, conseiller Enseignement supérieur de Marine Le Pen, vice-président du SIEL
Les défenseurs de l’Union européenne ont tendance à parer l’euro de toutes les vertus. Politiquement, ils le présentent comme un instrument nécessaire à la construction des Etats-Unis d’Europe. Et sur le plan économique, ils l’estiment indispensable pour assurer la fluidité des marchés et des flux financiers. Dans la « boîte à outils » du parfait technocrate européen, l’euro tient lieu en quelque sorte à la fois du tournevis et du dégrippant.
Pour tous ceux qui sont attachés aux Etats-nations, ou qui n’ont pas renoncé à leur esprit critique, la réalité est beaucoup plus inquiétante. Le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb, fait partie de ces personnes lucides. Il a déclaré en 2012 que « l’euro est un système darwinien ».
On ne saurait mieux résumer la situation. L’euro est bel et bien un système darwinien parce qu’il empêche les Etats européens les plus en difficulté économique – dont la France – de restaurer par des dévaluations leur compétitivité face aux Etats européens les plus robustes – dont l’Allemagne. Il ne laisse ainsi aux Etats faibles aucun autre choix que de solliciter l’aide des Etats forts, lesquels, pourtant déjà bénéficiaires du système, en profitent pour exiger des contreparties (privatisations, politique d’austérité, mise sous tutelle…) qui renforcent encore davantage leur domination. L’ancien commissaire européen Mario Monti a qualifié ce phénomène de « créditocratie ».
Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que l’euro n’a pas produit ces effets par hasard. Dès son origine, il a été délibérément conçu, sous couvert de beaux discours sur la paix et la prospérité en Europe, comme un moyen d’asseoir définitivement la domination des Etats forts sur les Etats faibles. Comme l’explique l’économiste Jacques Sapir, le traité de Maastricht de 1992, qui a décidé sa création, a été le fruit d’un « immense marchandage » dont la France et les Etats d’Europe du sud ont été les dupes. L’Allemagne a réussi à imposer la création d’une monnaie unique calquée sur le mark, donc très forte, lui permettant d’obtenir l’ouverture de leurs marchés aux exportations allemandes sans risque d’une soudaine dévaluation. C’est ce qui explique qu’aujourd’hui son excédent commercial soit essentiellement réalisé sur les pays de la zone euro, et notamment sur la France, l’Espagne et l’Italie. En 1992, l’Allemagne est parvenue à faire croire qu’en contrepartie ses partenaires bénéficieraient de taux d’intérêts avantageux, ce qui s’est vite avéré faux.
On sait donc aujourd’hui que le traité de Maastricht a été un marché de dupes. Ce triste constat est confirmé par l’économiste et prix Nobel Paul Krugman, qui explique qu’une unification monétaire favorise toujours les Etats déjà dotés des meilleurs atouts : dans le cas de l’euro, elle a permis à l’industrie allemande d’éliminer ses rivales française et italienne qui ne pouvaient plus se défendre par des dévaluations compétitives.
Il faut tirer les conséquences de ces analyses en revenant partout en Europe aux monnaies nationales, et en transformant éventuellement – comme le préconise Jacques Sapir – l’euro en monnaie commune. Faute de quoi la nation française disparaîtra progressivement de la scène internationale, à l’image de ces espèces dont Darwin explique qu’elles disparurent faute d’avoir su s’adapter à l’évolution du monde.
Bernard Monot, Député français au Parlement européen, interpelle Mario Draghi sur l’économie de la zone euro.
Lire la suite →Bernard Monot, stratégiste économique du Front National et député français du Parlement européen (ENL), membre des commissions #ECON et #TAXE, intervient en séance plénière à Strasbourg sur l’Union économique et monétaire.
Lire la suite →Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Les déclarations du vice-président de la BCE, Vitor Constâncio, selon lequel les menaces d’un Grexit n’ont jamais été lancées pour « de vrai », révèlent les pratiques scandaleuses des gardiens de la monnaie unique pour faire pression sur les peuples et les gouvernements, à coups de chantage et diffusion de fausses informations.
Vitor Constâncio avoue par ces déclarations que la BCE, institution supposée indépendante, n’a été qu’un jouet dans les mains de l’Allemagne afin de faire plier le gouvernement Tsipras (lequel, il est vrai, n’a pas mis longtemps à se coucher) et remporter sur lui une victoire politique après la gifle électorale du référendum.
Intervention Bernard Monot, Député français au Parlement européen et stratégiste économique du Front National, à l’Université d’Eté du Front National à Marseille
Mes chers amis… bonjour,
Tout à l’heure mes confrères en table ronde vous ont planté le décor navrant de l’Europe dans le mondialisme, j’aimerais pour ma part vous décrire un panoroma économique en 3 axes:
– le 1er, revenir sur le feuilleton de la crise grecque,
– le second, vous donner une lecture de la situation économique plus globale
– et enfin conclure sur une note d’espérance avec nos principales propositions en matière de patriotisme économique et de souveraineté, pour enfin amorcer le redressement de la France.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
L’euro est un échec, ainsi que l’a encore démontré l’affaire grecque, faisons donc encore plus d’euro ! Voilà le raisonnement de François Hollande qui réaffirme dans le JDD ce matin son envie d’un gouvernement de la zone euro, et même d’un parlement et d’un budget de la zone.
François Hollande comme ses complices de l’euro a-t-il si peu de considération pour la France pour être à ce point incapable de l’imaginer autrement qu’entravée, contrainte, fondue dans un espace supranational ? On peut le craindre.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Après des années de décisions absurdes sur la Grèce et l’euro, les dirigeants français sont aujourd’hui rattrapés par leur incompétence et leurs mensonges. Le ministre Michel Sapin en fait partie, lui qui tente désespérément dans le JDD du jour d’apparaître comme le protecteur des intérêts français, lui qui exhorte une nouvelle fois les Grecs à encore plus de sacrifices…
Lorsque, avec des jeunes du Front National, je jetais symboliquement en septembre 2011 de faux billets de 500 euros dans la Seine, face à l’Assemblée Nationale qui votait un nouveau plan de renflouement de la Grèce de plusieurs dizaines de milliards d’euros, je prévenais : les Français ne reverraient jamais leur argent, jeté dans l’incendie de la Grèce et de l’euro, argent destiné aux banques françaises et allemandes pour maintenir artificiellement en vie la monnaie unique, plan aussi inutile que coûteux à terme. Les années qui ont suivi 2011 nous ont donné cent fois raison.