Tribune libre de Gilbert Collard, Député du Gard
Mais dans quel pays respire-t-on ? Si l’on y respire encore ! Jean ROUCAS, humoriste de son état, décide, en homme libre, de rallier Marine le Pen.
Il commet là le crime de lèse-majesté médiatique. Il parait qu’en démocratie les opinions seraient libres…
En venant aux journées d’été du F.N, Jean ROUCAS, contrairement à son habitude, n’a pas fait rire tout le monde.
Le chenil de la bien-pensance a ouvert ses portes : L’éternel épagneul triste de la gauche drôle, Guy BEDOS, jappe contre Jean ROUCAS un viril : « Il est has been ! ». « Je ne savais pas qu’il était encore vivant ! ».
L’humoriste du bébête show a commis la transgression médiatique qui vaut le bucher et le boucher. De quoi réveiller les momies ; de quoi ravigoter les vieilles ardeurs acides de Pépé le Bedos qui n’écoutant que sa vaillance parisienne des beaux quartiers a joué le rôle qui lui va le mieux. Après Papi fait de la résistance, celui du croque mort. « Jean ROUCAS agonise-t-il » : « Je croyais qu’il était mort. »
C’est le cimetière qui se fout des zygomatiques. Grâce à Jean ROUCAS, j’apprends que BEDOS Guy est toujours vivant, comme le canard tristounet de la vieille marre socialiste.
Quel titre, BEDOS a-t-il en dehors d’être le bedeau des bobos?
C’est un discriminateur, comme d’autres, spécialisé dans l’anéantissement professionnel.
Il dénonce aussi les traitres. Lui, il est resté fidèle à Mitterrand, à la Francisque, à Bousquet…
Dans notre pays, champion verbal des droits de l’homme, la liberté d’opinion n’existerait donc pas pour les hommes libres qui ne s’entassent pas dans le moule à gaufres idéologique de la bien-pensance.
Enlevez-leur le pain de la bouche. Empêchez-les de travailler. Faîtes fuir les clients, les spectateurs, les téléspectateurs, les auditeurs. Taper au gagne-pain. Voilà le mot d’ordre des démolisseurs. Ces lâches ! C’est du Bedos tout confort ; c’est du maire communiste de Gardanne tout stalinisme dehors, c’est du journalisme vengeur ! Jusqu’à quand les pères fouettards du système auront-ils la prétention de sermonner le peuple ? Jusqu’à quand auront-ils l’outrecuidance de donner la leçon ? Eux qui n’ont que le seul titre de leur conformisme !
Ils ont au moins un mérite, leur sectarisme nous délivre un brevet de courage.
Nous on ne va pas à la soupe aux honneurs, aux avantages, aux médias.
Nous, on prend des risques, on se fait insulter, décommander, brocarder, caricaturer, et pourtant, on est là, debout.
L’explication ? Vous avez des intérêts de caste, nous, nous avons des convictions.