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A Bruxelles comme partout ailleurs, l’usage du français ne doit plus être méprisé

Communiqués / 20 septembre 2013 / Étiquettes : , /

Communiqué de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression, Président exécutif du SIEL

Alors qu’elle prenait la parole en commission le 18 septembre dernier, au Parlement européen, Mme Françoise Le Ball, directrice générale française de la Justice à la Commission européenne, s’est exprimée publiquement en anglais.

Cet inacceptable écart de conduite constitue une nouvelle entorse au respect de l’usage du français dans l’enceinte des institutions européennes, que bien peu de responsables observent au demeurant à Bruxelles. Nos compatriotes ignorent une réalité intolérable qui s’impose sournoisement au sein de l’administration européenne : victime des rapports de force qui se jouent à l’échelle mondiale, succombant également au conformisme ambiant, le français est devenu au fil des ans, pour les fonctionnaires européens comme pour les représentants de notre pays, une langue accessoire qui tend inexorablement à s’effacer au profit de l’anglais.

Plus que jamais il importe de rappeler que le français est langue officielle et langue de travail des institutions de l’Union européenne, conformément au règlement CE n° 1/1958 du 6 octobre 1958. Dans les réunions, officielles ou informelles, les représentants de la France doivent s’exprimer exclusivement en français, qu’il y ait ou non interprétation ; à défaut, le report de la réunion doit être demandé. Aucune décision à effet juridique ne peut être prise sur un texte dont la version définitive en français ne serait pas disponible ; à un niveau plus politique, le Conseil des ministre ne peut délibérer ni décider sans disposer de document établis dans les langues officielles et donc en français. Au regard de leur statut, les fonctionnaires européens sont tenus de respecter strictement l’usage du français comme langue de travail quotidienne.

En refusant de rappeler les autorités de Bruxelles au respect de ces règles élémentaires, le gouvernement Hollande se rend complice, par son laxisme coupable, de l’effacement progressif de notre langue des lieux de pouvoir européens. Déterminés à combattre une dérive qui porte manifestement atteinte au rayonnement international de notre langue, Marine Le Pen et le Rassemblement Bleu Marine exigent de François Hollande, – en le rappelant solennellement aux devoirs de sa charge -, que toutes dispositions utiles soient prises pour imposer au plus vite l’usage effectif, en toutes circonstances, de notre langue au sein des institutions européennes, aussi bien par les représentants de l’Etat français que par les fonctionnaires européens placés sous l’autorité de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne.