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En France, les librairies se meurent dans l’indifférence coupable du gouvernement Hollande

Communiqués / 4 août 2013 / Étiquettes : , , /

Communiqué de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression Président exécutif du SIEL

Le fonds d’investissement américain NAJAFI, propriétaire du réseau de librairies Chapitre, représentant 1.200 salariés, a décidé de fermer définitivement 12 des 57 établissements qu’il possède en France. Parmi les fermetures programmées par sa direction française, ACTISSIA, celles de Boulogne-sur-Mer ou de Lyon, mais aussi celle de Grenoble où les 45 employés de la librairie Arthaud menacés de licenciements se sont mis récemment en grève.

Prise à courte vue dans le secret des délibérations de conseils d’administration siégeant outre-Atlantique, motivée par les seuls impératifs de rentabilité financière, cette décision mercantiliste sacrifie à terme 220 salariés et condamne l’un des réseaux de librairies les plus florissants de l’Hexagone. A Paris, Aurélie Filippetti se tait, contredisant par sa passivité coutumière le volontarisme économique apparent affiché habilement par son collègue au gouvernement, Arnaud Montebourg…

Alors que les librairies de nos quartiers affrontent avec peine ses concurrents de la vente en ligne, au premier rang desquels le géant américain Amazon, dans un marché du commerce des livres en constante régression, le ministère de la Culture et de la Communication se distingue aujourd’hui par sa regrettable apathie politique. En apportant un soutien sans faille aux salariés du réseau Chapitre, aujourd’hui en lutte contre leur actionnaire américain, Marine Le Pen et le Rassemblement Bleu Marine invitent la rue de Valois à prendre enfin conscience de la nécessité d’assurer la survie des librairies indépendantes, sans lesquelles toute politique de préservation et de transmission de la culture et du savoir en France serait à coup sûr orpheline d’un acteur de référence. A l’heure du tout numérique, notre pays ne peut faire l’économie d’une politique volontariste, conçue à l’échelle nationale, qui combinerait durablement les aides fiscales ciblées aux plans de sauvegarde régionaux, sans autrement négliger au surplus la suppression de la remise maximale de 5 % pratiquée depuis la loi Lang de 1981, largement souhaitée par la profession. Plus que jamais, une évidence doit s’imposer à tous : sauver les librairies, c’est aussi sauver la culture.