Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Avec les vacances d’été des millions de Français utilisent, ou seront amenés à le faire, le dense réseau autoroutier de notre pays. Malheureusement pour eux, ils constateront une fois de plus aux péages l’augmentation continue et excessive des tarifs (encore 2,12% en 2013). Cette réalité, dont les automobilistes sont donc les premiers à payer le prix, est le résultat direct des politiques de privatisations menées par tous les gouvernements UMP et PS depuis Lionel Jospin, cédant en cela aux pressions exercées par l’Union européenne.
L’augmentation des tarifs autoroutiers pour les usagers a été exponentielle. D’après le journal Le Monde, ceux-ci ont augmenté en moyenne entre 2007 et 2012 de 11%, soit près de trois points de plus que l’inflation, indicateur sur lequel les tarifs sont en principe calculés. Pourtant, les pouvoirs publics disposent d’une arme légale pour contrôler la politique tarifaire des sociétés d’autoroute puisque c’est à eux qu’il revient d’approuver, ou non, les demandes d’augmentation.
Soumis aux pressions et à l’influence des lobbys, tels ceux dénoncés par l’ex-ministre de l’environnement Delphine Batho, l’Etat, dans ce domaine comme dans d’autres, n’assume plus son rôle de garant des services publics dont l’autoroute fait évidemment partie.
Face à cette situation le Front National demande deux choses :
Tout d’abord que l’Etat, par les voies de son pouvoir réglementaire, assure une politique d’augmentation zéro des prix et des tarifs autoroutiers. Les marges et les bénéfices faramineux réalisés par les sociétés d’autoroute ne justifient pas la persistance d’une augmentation des prix telle que nous la connaissons depuis des années, pas plus d’ailleurs que les prétendus coûts d’entretien du réseau, largement couverts.
Deuxièmement, que l’on procède par étape à une renationalisation de ces sociétés afin d’assurer une véritable politique du service public et cesser de taper injustement dans le porte-monnaie des automobilistes. Les autoroutes, ayant été et étant toujours financées par l’argent du contribuable, doivent demeurer un bien public et leurs bénéfices éventuels revenir intégralement à l’Etat.
Cette politique de renationalisation suppose là encore de dénoncer les directives ultra-libérales de Bruxelles et de s’extraire d’un système européen tout entier tourné vers les intérêts prétendus du marché et non ceux des citoyens.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Alain Vidalies, secrétaire d’État aux transports, a annoncé dimanche 18 septembre, une hausse du prix des péages autoroutiers entre 2018 et 2020, en plus des autres hausses déjà programmées, pour financer un plan de relance comprenant une cinquantaine de chantier.
Cette nouvelle hausse est profondément scandaleuse au regard des profits considérables engrangés par les sociétés concessionnaires chaque année. Alors que Ségolène Royal et Emmanuel Macron promettaient d’imposer « beaucoup plus de pression » sur les sociétés d’autoroutes, la situation ne s’est pas améliorée mais empire : le racket des Français continue de plus belle.
Communiqué de presse du Front National
Ce qui se disait depuis plusieurs jours dans la presse se confirme, le tarif des péages autoroutiers augmentera bien de plus de 1% l’année prochaine, contrairement aux affirmations de Ségolène Royal.
En effet, les contrats passés entre les sociétés d’autoroute et l’Etat sont très clairs : indépendamment de la hausse des tarifs que les sociétés d’autoroute peuvent décider chaque année dans les limites de l’inflation (70% du taux d’inflation), ces dernières ont également obtenu le droit de répercuter sur leurs tarifs l’augmentation des taxes qui leur sont par ailleurs imposées par l’Etat.
Communiqué de Presse du Front National
Le rapport parlementaire préconisant la renationalisation des sociétés d’autoroutes est désormais mort et enterré. L’Etat capitule et se couche devant les exigences de ces sociétés privées, qui se sont engraissées sur le dos des Français en faisant exploser de manière totalement injustifiée les tarifs autoroutiers.
Le gel cosmétique des tarifs annoncé pour 2015 n’est en fait qu’un report de la hausse à l’année prochaine. On est là au summum de la tromperie gouvernementale, pour tenter de duper les électeurs à l’approche des élections régionales de décembre.
Communiqué de presse de Marie-Christine Arnautu et Bernard Monot, Députés français au Parlement Européen
Le groupe parlementaire Assemblée nationale – Sénat qui se penchait sur la réforme des concessions autoroutières a rendu ses conclusions: plus question de gel des tarifs de péage, et prolongation des concessions, sans appel à la concurrence.
En clair, alors qu’il était question de moraliser le secteur et que 152 députés avaient appelé à la renationalisation, la montagne a accouché d’une souris.
Communiqué de Presse de David Rachline Sénateur-Maire de Fréjus
Comme nous l’avions soutenu au Front National, la privatisation des sociétés d’autoroute menée par le PS et l’UMP ces dix dernières années était une faute majeure. Les usagers étant pris en otage par des sociétés dont les bénéfices significatifs atteignent 20% de leur chiffre d’affaire. Pour 100 € de péages réglés par les automobilistes, 20 € sont empochés comme bénéfice net.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
De très longue date le Front National appelle à une renationalisation des sociétés d’autoroute. Il en va de l’intérêt général et de l’idée même que nous nous faisons du service public.
Déjà, lors des débats sur l’écotaxe, nous appelions à cette solution pour sortir du cercle infernal des taxes et surtaxes multiples, imaginées comme seule et unique réponse au problème majeur du financement des investissements routiers.