Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen
Le ministre algérien des affaires religieuses a demandé, en octobre dernier, à Manuel Valls que soient formés des imams pour guider la prière des musulmans de France. En fait, il s’agit de fonctionnaires algériens chargés d’encadrer une partie de l’islam en France. Bien évidemment, notre ministre de l’Intérieur a obtempéré. Dépendant de notre ministre des Affaires Etrangères, l’Institut français d’Alger a dispensé, en juin, à 40 intéressés cette formation de langue française et d’ « environnement juridique ».
Pourtant, pour que puisse vivre un islam de France et afin que nos compatriotes musulmans ne soient pas un corps étranger dans la nation, il faut que les quelque 1 800 imams présents sur le territoire national ne relèvent plus d’Etats étrangers, Algérie, Maroc, Turquie, Qatar ou autre. Or, cette formation est un leurre. Elle porte atteinte au principe de la laïcité républicaine. Surtout, elle place une partie de nos concitoyens dans le sillage d’un pays tiers au risque du communautarisme.
Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine pense que l’islam de France émergera des musulmans français eux-mêmes, sans ingérence étrangère. De même, il appartient seulement à la République de protéger, dans le respect de la loi, la liberté de chaque croyant afin d’empêcher que des groupes intégristes imposent, par la contrainte ouverte ou seulement par la pression indirecte, leur conception rétrograde de la religion. En instaurant cette formation, Manuel Valls a favorisé un islam en France au détriment d’un islam de France.
Mesdames, Messieurs,
Notre pays concentre la plus grande proportion de personnes se déclarant de confession musulmane dans l’espace européen, érigeant l’Islam au second rang des religions pratiquées en France.
L’ancrage durable de l’Islam en France, consécutif au regroupement familial, a conduit à l’émergence progressive d’une affirmation religieuse cherchant sa consécration dans l’aménagement de lieux de culte et de mosquées. Le ministère de l’intérieur et des Cultes recensait 150 lieux de culte en 1976, 900 en 1985 et 1 555 en 2001. En 2012, il en dénombrait près de 2 500, soit un doublement sur les vingt dernières années. Parmi ces lieux de culte, il y aurait environ 90 mosquées.
Mesdames, Messieurs,
Les récents attentats perpétrés sur notre territoire par des musulmans radicalisés situent l’Islam au centre des débats. Deuxième religion du pays, l’Islam connaît de graves dérives qui conduisent à s’interroger sur sa place au sein de la société française, son mode de fonctionnement, ses influences. Des réponses précises ne peuvent que mieux aider à distinguer nos compatriotes musulmans des dérives djihadistes en forte progression ces dernières années.
Communiqué de Bertrand Dutheil de La Rochère, Membre fondateur et trésorier du RBM. Conseiller régional d’Ile-de-France
Dans Le Figaro de ce jour, commentant un sondage de l’IFOP sur l’image dégradée de l’islam en France, Anouar Kbibech, président du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman), réclame « un droit à l’indifférence ». Sa demande est légitime. Mais toutes les évolutions montrent une défiance accrue. Aux musulmans de s’abstenir d’intervenir en tant que tels dans l’espace public pour réserver l’expression de leur foi dans la seule sphère privée. Aux responsables de l’islam qui se veulent représentatifs de cette religion en France d’imposer le respect des principes de la laïcité. Les résultats du sondage leur montrent la voie à suivre.
Communiqué de presse du Front National
L’activisme verbal dont fait preuve Manuel Valls ces derniers jours, entre saillie sur le salafisme et retournement de veste sur le voile à l’université, montre l’état d’agacement du premier ministre, qui cherche non pas à régler des problèmes mais à exister médiatiquement.
Manuel Valls veut être candidat en 2017 en lieu et place de François Hollande, et ne veut pas qu’Emmanuel Macron puisse lui ravir cette position de rechange.
Le Président de la république, par sa participation aux commémorations du 19 mars 1962, viole la mémoire des anciens combattants, harkis et rapatriés morts pour la France lors du conflit algérien. Honorer cette date c’est aussi mépriser les centaines de milliers de nos compatriotes harkis et rapatriés qui ont vécu et qui vivent avec ces souvenirs tragiques.
On peut choisir n’importe quelle date sauf le 19 mars avait pourtant averti son prédécesseur socialiste François Mitterrand.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Alors qu’Emmanuel Macron et Laurent Fabius inauguraient en novembre 2014 une usine automobile Renault à Oran en Algérie, on apprend que le groupe PSA-Peugeot Citroën compte lui aussi y ouvrir un site de production.
À l’heure où l’effondrement de l’emploi dans notre pays, lié aux délocalisations massives et aux politiques d’austérité budgétaire, génère un chômage de masse, ce second projet d’implantation d’un grand groupe automobile français à l’étranger constitue un véritable affront pour tous les Français qui peinent à trouver ou retrouver un travail.