Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Stéphane Le Foll a longuement expliqué à quel point il était satisfait de l’accord sur la PAC négocié entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission. Il a par contre omis de dire que deux des sujets les plus sensibles sont repoussés, à priori, au mois de septembre : la baisse de 14% des aides accordées aux agriculteurs français, le budget européen venant d’être accepté en l’état par le Parlement européen, et l’éventuelle mise en place de mesures de régulations du marché du lait après la suppression des quotas en 2015.
Si l’élevage, l’agriculture de montagne, les petites et moyennes exploitations ainsi que l’installation des jeunes sont encouragées à juste titre, ces aides ne compensent pas pour autant les dérégulations massives des marchés et le déséquilibre flagrant qui s’est installé entre les agriculteurs d’un côté et la grande distribution et les géants de l’agroalimentaire de l’autre.
Une politique agricole qui se refuse à réguler les prix, tant pour les consommateurs que pour les producteurs, qui ne veux plus intervenir afin d’équilibrer les productions entre-elle, aggravant d’année en année le déficit agricole de l’UE, et qui laisse une poignée de multinationale réorganiser les filières à son gré, est une politique démissionnaire et dangereuse. Cette PAC ne pourra rien faire pour enrayer l’explosion des scandales alimentaires pas plus qu’elle ne pourra stopper le surendettement et la ruine des agriculteurs, ni empêcher l’augmentation du coût de l’alimentation pour les ménages. Un désastre et une trahison des peuples européens que ne manquera pas d’aggraver encore la mise en place annoncée du traité de libre-échange transatlantique.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.