Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Stéphane Le Foll a rendu public hier le rapport « Produire autrement » consacré à la mise en place de nouvelles pratiques agricoles plus respectueuses de la santé des consommateurs, des agriculteurs et de l’environnement, mais aussi plus économe en énergie, tout en maintenant la productivité et les emplois. Les solutions proposées, synthétisées par l’INRA, sont issues des expériences menées ces dernières décennies par des agriculteurs et des scientifiques. Une partie de ces nouvelles techniques ont déjà fait leurs preuves, d’autres sont très prometteuses.
Faire de la France le leader mondial de l’agro-écologie : l’objectif du ministre est louable, mais il se heurte à la situation économique catastrophique d’une majorité de filières. Les chiffres de l’année 2012 montrent un déclin de toutes les productions animales (poules pondeuses exceptées, mais ce après plusieurs années noires), tandis qu’une majorité d’agriculteurs ne parviennent plus à vivre décemment de leur travail. Les seuls aides incitatives évoquées par Stéphane Le Foll ne sont pas suffisantes pour assurer la transition si rien n’est fait par ailleurs pour obtenir des prix rémunérateurs et lutter contre le dumping social et environnemental de nos concurrents. Tant qu’il sera possible d’importer en France des denrées que l’on n’a pas le droit d’y produire, chaque nouvelle norme continuera d’éroder un peu plus notre capacité de production au seul bénéfice de pays aux réglementations plus souples. Tant que les agriculteurs seront dans l’impossibilité de revaloriser leurs productions face aux géants de l’industrie agroalimentaire et de la distribution, ils peineront à réinvestir le l’argent et le temps nécessaires à la maîtrise de ces nouvelles techniques de productions.
Silencieux face au dumping allemand et incapable de faire appliquer la hausse des prix du lait négociée par ses services, Stéphane Le Foll n’a pas les moyens de ses ambitions. Il sait par ailleurs que son gouvernement et son parti soutiennent la mise en place du traité de libre-échange transatlantique dont les négociations commencent. Il sait que ce traité, taillé sur mesure pour les multinationales du courtage de matière première, de l’agro-industrie, de l’agroalimentaire et de la distribution amorcera dès 2015 une dérégulation sans précédent du secteur par une mise en concurrence sauvage de l’agriculture européenne et américaine. Il sait que cette nouvelle donne est à l’opposée de la transition que prône son rapport sur l’agro-écologie car elle implique la concentration des exploitations, l’industrialisation totale de l’élevage, le recours massif aux monocultures, aux pesticides et aux OGM. Il sait que la PAC, de convergences internes en convergences externes, tend, comme c’est déjà le cas en Allemagne, à la mise en place d’une prime unique à l’hectare, abdiquant ainsi toute volonté publique d’équilibrer les productions entre elles. Il sait que nous assistons à l’émergence d’une agriculture à deux vitesses : l’une, ultra-industrialisée et ultra-majoritaire, destinée à la consommation de masse, l’autre, minoritaire et artisanale, destinée à ceux qui ont les moyens et le temps de s’offrir ses produits. Il sait que quand les multinationales auront définitivement mis la main sur la première, il aura tout le loisir de régner sur la seconde sans embêter personne… Le ministre est nu, mais il ne faut pas le dire.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
La société Vinci a opté pour une entreprise turque très peu implantée en France pour réaliser les façades de la tour Saint-Gobain dans le quartier de La Défense.
Cette annonce est une très mauvaise nouvelle pour les façadiers français, qui s’élèvent logiquement contre cette nouvelle attaque contre leur carnet de commandes, et donc l’activité et l’emploi en France. Ils évoquent des prix « anormalement bas » : quand la concurrence n’est plus loyale elle devient ravageuse.
Communiqué de Presse du Collectif Nouvelle Ecologie
Près de l’intégralité des pays du monde ont trouvé un accord samedi à Kigali sur la réduction des gaz hydrofluorocarbures ou HFC.
Ces gaz à effet de serre, présents dans les réfrigérateurs et les climatiseurs, sont 14.000 fois plus puissants que le CO2. Partiellement responsables du dérèglement climatique, ils seront progressivement remplacés par des substances nettement moins dangereuses. Le Collectif Nouvelle Écologie se félicite de cet accord international positif pour l’environnement.
Communiqué de presse de Sylvie Goddyn, Mireille d’Ornano et Jean-François Jalkh
L’Union européenne ratifie dans l’urgence les Accords de Paris issus de la COP21. La nécessité de moins polluer, pour notre écosystème et pour notre santé, est évidente et tous les outils nécessaires à la transition énergétique sont disponibles et économiquement viables.
Mais ces Accords portent en eux un danger et une opportunité. Les entreprises européennes sont déjà les moins polluantes. Ajouter des normes ou des taxes, ne fera que diminuer leur compétitivité sur la scène internationale, face à des entreprises qui ne sont toujours pas soumises aux mêmes contraintes.
Communiqué de Presse du Collectif Nouvelle Ecologie
En France, près d’un million de véhicules diesel de la marque Volkswagen, mais aussi Audi, Skoda et Seat ont été vendus avec un système de trucage et polluent beaucoup plus l’air qu’il n’était prévu. Mercredi 21 septembre 2016 à l’Assemblée Nationale, Christian Eckert a déclaré que la France ne pénaliserait pas les constructeurs fraudeurs.
L’Etat français va juste demander à Volkswagen de rembourser à l’Etat français les bonus versés aux clients français pour l’achat de véhicules beaucoup moins propres que prévu.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.
Communiqué de Presse du Collectif Nouvelle Ecologie
Malgré les critiques de la Commission spéciale chargée d’organiser le débat public, Auchan veut accélérer le développement d’EuropaCity.
Ce méga-complexe commercial incarne de manière symptomatique un développement anarchique et tous azimuts au détriment de la préservation de notre environnement. Cependant, plus qu’un simple symbole, les conséquences seront critiques : 80 hectares de terres agricoles dans le triangle de Gonesse, parmi les plus fertiles de France, pourraient être bétonnés.