Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Présentée par Pierre Moscovici et Benoît Hamon comme une réponse aux abus induits par la LME du précédent gouvernement (et salué comme telle par plusieurs acteurs agricoles majeurs), le projet de loi Consommation ne nous semble pas apte à rééquilibrer les relations entre l’agroalimentaire et l’agriculture d’un côté, et la grande distribution de l’autre.
La mise en place d’amendes administratives en cas de retards de paiement ou de contrats abusifs, la hausse des sanctions pénales prévues en cas d’infraction et le renforcement des pouvoirs de la DGCCRF sont des initiatives qui vont dans le bon sens. Le projet de loi n’envisage par contre aucune augmentation des effectifs de la DGCCRF : les 120 agents affectés à la brigade LME n’ont pu contrôler en 2012 que 400 établissements, soit moins de 3.5% des supermarchés et hypermarchés français. Un contrôle tous les 28 ans, est-ce vraiment dissuasif ? Quid également d’une surveillance accrue des plates-formes d’achats par lesquelles transite la majorité des produits écoulés en GMS ?
Le projet de loi n’évoque pas non plus le déséquilibre de traitement qui existe entre les grandes marques, souvent vendues comme produits d’appel avec des marges minimes, et les produits issus des PME sur lesquels sont appliqués des marges finales excessives.
Enfin, si l’obligation de répercuter de manière équitable les hausses des prix des matières premières tout au long des filières est une mesure indispensable, elle n’aura aucun impact bénéfique tant que la traçabilité des produits alimentaires ne sera pas obligatoire et que des mesures fermes n’auront pas été prises contre le dumping social massif que pratiquent nos concurrents. Deux mesures essentielles qui n’ont aucune chance d’aboutir au vu des réglementations commerciales en vigueur au sein de l’Union Européenne. Si la hausse des matières premières affecte tous les producteurs, quel que soit le pays, elle ne les affecte pas de la même manière quand les producteurs peuvent compenser cette hausse en comprimant les coûts salariaux. Prenons l’exemple du porc : pendant que les producteurs et les transformateurs français pourront, grâce à la nouvelle loi, répercuter la hausse des coûts de matière première à la grande distribution, et donc faire augmenter le prix final du produit, leurs concurrents allemands, qui ont accès à une main d’œuvre trois fois moins chère, n’auront aucun intérêt à le faire dans les mêmes proportions et pourront ainsi proposer à la grande distribution et aux multinationales de l’agroalimentaire des produits équivalents à des tarifs encore plus attractifs. Et prendre ainsi un avantage décisif sur les producteurs et les industriels français…
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.