Ministère interrogé : ACO – Ministère chargé des anciens combattants
Question no 18-00205 du : date non fixée
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, sur la situation juridique de certains supplétifs civils de droit commun ayant servi en Algérie.
Le Conseil d’Etat dans des arrêts rendus le 20 mars 2013 (arrêts n°342957, 345648 et 356184) et dans une decision datée du 20 mars 2013 (décision n°342657) publiée au Journal Officiel du 24 mars 2013 indique que les supplétifs de statut civil de droit commun ont droit à l’allocation de reconnaissance remplissent les autres conditions pour l’obtention de la dite allocation.
Ces arrêts et cette décision sont très importants : ils rendent justice à l’ensemble des personnes qui ont déposé un recours devant la justice administrative et dont l’affaire est toujours pendente. Malheureusement, les personnes qui ont eu leurs demandes rejetées uniquement parce qu’elles étaient de statut civil de droit commun et qui n’ont pas introduit en temps utile de recours devant la justice administrative ne peuvent bénéficier des arrêts et de la décision du Conseil d’Etat du 20 mars 2013. Pour soit autrement, faudrait qu’une nouvelle mesure réglementaire soit publiée, corrigeant les erreurs de la circulaire du 30 juin 2010 et ouvrant un nouveau délai d’un an pour les personnes concernées que leurs dossiers soient examinés de nouveau à la lumière des arrêts et de la décision du Conseil d’Etat du 20 mars 2013. Le temps presser car les personnes concernées sont d’un âge avancé et de santé parfois très précaire.
M. Gilbert Collard souhaiterait savoir ce que compte faire le Gouvernement pour que Justice soit rendue à nos compatriotes concernés.
****
Question no 18-00204 du : date non fixée
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, sur la situation juridique des personneis ayant servi en Algérie et classés par vos Services dans la catégorie des « assimilés » (agents temporaires occasionnels chargés de la sécurité publique et du maintien de l’ordre, gardes champêtres, militaires de carrière courte).
Un arrêt de Conseil d’État du 20 mars 2013 (arrêt n°332269) indique que les « assimilés » ont droit à l’allocation de reconnaissance. Cet arrêt est important, car il rétablit dans leurs droits l’ensemble des personnes qui ont déposé un recours devant la justice administrative et dont l’affaire est toujours pendante.
Malheureusement, les personnes qui ont eu leurs demandes rejetées uniquement parce qu’elles étaient « assimilées » et qui n’ont pas fait de recours devant la justice administrative 0u qui ont perdu ce recours devant les juridictions subordonnées, ne peuvent à ce jour bénéficier de la décision du Conseil d’État. Pour qu’il soit autrement, faudrait qu’une nouvelle règlernentation interministérielle soit rédigée, corrigeant les erreurs de la circulaire du 30 juin 2010 et ouvrant un nouveau délai d’un an pour les personnes concernées afin que leurs dossiers soient réexaminés à la lumière de la décision du Conseil d’État.
Le temps presse, car les personnes concernées sont d’un âge avancé et de santé parfois très précaire.
M. Gilbert Collard souhaiterait connaitre les mesures envisagées par le Gouvernement, afin que nos compatriotes antérieurement lésés bénéficient de l’équité juridictionnelle et financière.
****
Question n° 18-00207 du : date non fixée
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, sur la situation des personnes ayant fait l’objet d’ un internement administratif durant les événements d‘Algérie, et qui ont subi un préjudice de ce fait.
Le décret d’application de l’article 13 de la loi n°2005-158 du 23 février 2005 a écarté certains bénéficiaires potentiels du seul fait que ces personnes avaient bénéficié préalablement de l’article 12 de la loi n°824021 du 3 décembre 1982. Des décisions de justice récentes ont précisé que toute personne ayant bénéficié de l’article 12 de la loi n°82-1021 du 3 décembre 1982 peut bénéficier de l’article 13 de la loi n°2005-158 du 23 février 2005 si elle remplit les autres conditions pour en bénéficier. Le décret d’application de l’article 13 de la n°2005-158 do 23 février 2005 avait donc introduit une condition non prévue par le législateur.
En conséquence, cette condition supplémentaire introduite par le décret n’avait pas de raison d’être, et amènerait donc à soulever à bon droit une exception d’illégalité. Ces décisions de justice devenues définitives sont importantes : elles rendent justice à l’ensemble des personnes qui ont déposé un recours devant la justice administrative. Malheureusement, les personnes qui ont eu leurs demandes rejetées uniquement parce qu’elles avaient de l’article 12 de la loi n°82-1021 du 3 décembre 1982 et qui n’ont pas fait de recours devant la justice administrative ne peuvent bénéficier de ces décisions de justice. Pour qu’il en soit autrement, il faudrait que les demandes de de l’article 13 de la loi n°2005458 du 23 février 2005 rejetées au seul motif que les personnes qui ont fait la demande avaient bénéficié préalablement de l’article 12 de la loi n°824021 du 3 décembre 1982 soient réexaminées à la lumière des décisions de justice rendues par les Tribunaux administratifs et qui sont devenues définitives. Le temps presse, car les personnes concernées sont d’un âge avancé et de santé parfois précaire.
M. Gilbert Collard souhaiterait savoir si vos Services seraient disposés à faire rapidement droit à des recours administratifs gracieux et à statuer ainsi en équité.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur la situation des orphelins de la guerre dont les parents sont morts au champ d’honneur durant la guerre 1939-1945.
Une législation équitable avait certes prévu l’indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie nazie.
Le Président de la république, par sa participation aux commémorations du 19 mars 1962, viole la mémoire des anciens combattants, harkis et rapatriés morts pour la France lors du conflit algérien. Honorer cette date c’est aussi mépriser les centaines de milliers de nos compatriotes harkis et rapatriés qui ont vécu et qui vivent avec ces souvenirs tragiques.
On peut choisir n’importe quelle date sauf le 19 mars avait pourtant averti son prédécesseur socialiste François Mitterrand.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Alors qu’Emmanuel Macron et Laurent Fabius inauguraient en novembre 2014 une usine automobile Renault à Oran en Algérie, on apprend que le groupe PSA-Peugeot Citroën compte lui aussi y ouvrir un site de production.
À l’heure où l’effondrement de l’emploi dans notre pays, lié aux délocalisations massives et aux politiques d’austérité budgétaire, génère un chômage de masse, ce second projet d’implantation d’un grand groupe automobile français à l’étranger constitue un véritable affront pour tous les Français qui peinent à trouver ou retrouver un travail.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
L’inauguration en grandes pompes ce jour par les ministres Fabius et Macron d’une usine Renault en Algérie à Oran apparaît comme une provocation particulièrement indécente.
Qu’une usine Renault se crée en Algérie, pourquoi pas, mais que des ministres français viennent célébrer cet événement au moment où nos propres usines françaises ferment et les délocalisations s’accélèrent, c’est tout bonnement insultant pour les travailleurs français.
Communiqué de Karim Ouchikh, Président du SIEL, Administrateur national du Rassemblement Bleu Marine, Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie, Conseiller municipal de Gonesse
Tous les Français ont conservé en mémoire l’abominable assassinat, commis en 1996, des sept moines trappistes de Tibhirine qui avaient consacré leur existence à Dieu en choisissant de vivre leur vocation en terre d’Islam. Enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, ils ont été officiellement tués le 21 mai, jour de publication du communiqué du GIA revendiquant leur assassinat.
M. Gilbert Collard alerte M. le secrétaire d’Etat, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire, sur l’octroi des bonifications de campagne à égalité de droits entre les combattants de toutes les générations du feu et de tous les conflits.
Or, à cet égard, on constate a posteriori que le décret du 29 juillet 2010 n’a pas, et de très loin, réglé tous les cas individuels.