Communiqué de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression, Président exécutif du SIEL
A la suite des interventions du ministère du Redressement productif, l’américain Yahoo ! a renoncé à son projet d’acquérir le français Dailymotion, filiale à 100 % du groupe Orange-France-Télécom. Pour l’opérateur américain, il s’agissait de mettre la main sur le deuxième site mondial de partage et de visionnage de vidéos en ligne pour l’intégrer à son offre commerciale globale, avec l’objectif probable de dépecer à terme ce fleuron français de l’industrie du divertissement.
Si la start-up française échappe pour l’heure aux appétits américains, son avenir n’est pas pour autant sécurisé. Compte tenu de l’étroitesse du marché français de la vidéo sur internet, Dailymotion doit accélérer son développement international : face à son principal concurrent, le géant américain You tube, 50 millions d’euros au moins lui sont nécessaires pour réaliser sur quatre ans les acquisitions qui lui seront indispensables pour acquérir une taille mondiale critique.
Sans doute dépité de ne pas avoir réalisé, avec cette vente avortée, une confortable plus-value, le groupe Orange renâcle à présent à mettre la main à la poche. Ce refus de l’opérateur de téléphonie d’assurer l’expansion internationale de sa très rentable filiale, est inacceptable. Disposant encore de 27 % du capital du groupe Orange-France-Télécom, l’Etat actionnaire doit assumer ses responsabilités en pressant le PDG de l’opérateur français, Stéphane Richard, de faire appel sans plus tarder aux financements publics qui lui sont d’ores et déjà ouverts. Sauf à vouloir cultiver, comme à son habitude, l’incantation permanente ou les postures inutilement bravaches, Arnaud Montebourg ne saurait se résoudre à des demi-mesures lorsqu’il s’agit, dans la durée, de défendre authentiquement les intérêts économiques stratégiques de la France.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Presidente du Front National
Dans l’affaire Dailymotion la cacophonie gouvernementale et l’incapacité pour l’Etat et France Télécom, entreprise dont il possède pourtant 27%, à dire la même chose témoignent de l’absence tragique d’Etat stratège.