Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président
L’annonce par le groupe sud-coréen STX d’une possible revente de sa filiale française suscite une inquiétude légitime parmi les 2000 employés de l’entreprise et les milliers de sous-traitants dépendant directement des ex Chantiers de Saint-Nazaire.
Ces chantiers sont aussi un secteur industriel stratégique pour la France, d’autant plus qu’ils continuent d’avoir une activité de construction de navires militaires à côté de celle de paquebots de croisière.
L’Etat ne peut donc rester inactif face à cette situation et doit réagir fermement.
Il ne s’agit pas seulement de manifester son « attachement » à ce dernier fleuron de l’industrie navale française : il faut dès maintenant s’engager dans un triple processus. Il faut du concret !
D’abord, l’Etat doit surveiller de près les ventes d’actions de la société afin de parer à toute éventualité de cession par le groupe STX ou de brutal affaiblissement boursier. Il s’agit de trouver un investisseur viable et fiable qui s’engagerait à maintenir l’emploi existant.
Parallèlement, l’Etat doit annoncer dès maintenant son intention d’augmenter sa participation à 50% du capital de la société, temporairement, si la cession se confirme.
Enfin, l’industrie navale française doit faire l’objet d’une activité de promotion de la part du gouvernement français beaucoup plus offensive : il y a à Saint-Nazaire des compétences et un savoir-faire uniques au monde que l’Etat doit valoriser, notamment en soutenant l’obtention de commandes conséquentes, en particulier s’agissant des navires militaires, seule façon de pérenniser à long terme l’activité sur ce site.
Communiqué de Presse de Karim OUCHIKH, Conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression, Président exécutif du SIEL
Au lendemain de la commande historique d’un paquebot géant par la compagnie américaine Royal Caribbean International aux chantiers navals STX, les conditions d’attribution de ce marché font à présent polémiques.