Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Le gouvernement ne doit pas « séquencer » ni même retarder la nouvelle réforme de la décentralisation mais il doit l’abandonner, parce qu’elle s’annonce aussi dévastatrice que les précédentes.
La France ne souffre pas d’un déficit de décentralisation, mais d’un excès.
L’Acte II de la décentralisation, dit Raffarin, a été un tel échec qu’un Acte III ne se justifie en rien.
A juste titre, les élus locaux des petites collectivités territoriales ne sont pas demandeurs d’un nouveau texte, et c’est avec méfiance qu’ils voient l’Etat se retirer toujours plus des territoires.
Depuis plusieurs décennies qu’elle s’accélère, la décentralisation s’est traduite par une opacité croissante du processus démocratique, une augmentation vertigineuse des coûts, un accroissement des inégalités entre les territoires et la constitution de féodalités locales très éloignées de l’intérêt national.
A l’heure où l’Etat nation est déjà attaqué par l’Union européenne, la France doit empêcher son affaiblissement par la décentralisation.
Il faut au contraire un Etat aménageur du territoire et le retour au niveau national de compétences trop hâtivement dévolues aux régions, notamment en matière économique, d’infrastructures et de transports.
La marche forcée vers les grosses intercommunalités coûteuses doit aussi être stoppée.
Enfin, il faut renforcer l’unité et l’indivisibilité de la République à l’heure où quelques grands féodaux, aidés par la loi, souhaitent la démanteler comme l’exemple alsacien le démontre.