Le village d’Oradour-sur-Glane sera-t-il sacrifié sur l’autel de l’austérité budgétaire ?

Communiqués / 28 avril 2013 / Étiquettes : , /

Libre tribune de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression Président exécutif du SIEL

Au soir du 10 juin 1944, 642 civils, hommes, femmes et enfants, étaient sauvagement massacrés à Oradour-sur-Glane, victimes de la barbarie nazie. Dans l’immédiat après-guerre, la France avait décidé de conserver en l’état les ruines calcinées de ce village de Haute-Vienne afin de perpétuer l’indispensable souvenir de cette tragédie.

Près de 70 ans après ce drame, ce lieu de mémoire est aujourd’hui gravement menacé : la subvention de 150.000 euros allouée chaque année par l’Etat ne suffisant plus à entretenir ces vestiges historiques, le maire de la commune envisage de ne conserver intacts que les lieux symboliques, – église et rue centrale -, en laissant s’effondrer peu à peu le reste du village martyr.

A l’heure où la justice allemande se penche non sans courage sur la responsabilité de la division SS Das Reich dans ces massacres, en lançant depuis peu une enquête pour crime de guerre contre les six suspects toujours en vie qui appartenaient à cette unité blindée, le Rassemblement Bleu Marine s’alarme du possible abandon d’une part insigne des vestiges d’Oradour-sur-Glane, qui seraient ainsi sacrifiés sur l’autel des restrictions budgétaires : devant cette perspective inconcevable, il réclame avec force des pouvoirs publics qu’ils s’engagent franchement à doter l’intégralité du site d’Oradour-sur-Glane des moyens financiers permettant d’en assurer la préservation durable. Sur cette affaire qui malmène une fois de plus l’intégrité du patrimoine historique de la France, qu’il appartient à chacun d’entre nous de respecter avec une égale rigueur, le gouvernement Hollande ne saurait davantage fuir ses responsabilités vis-à-vis des Français en refusant plus longtemps de prendre clairement position.