Communiqué de Presse de Leif Blanc, Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
En cette journée d’action nationale des éleveurs laitiers, la crise de l’élevage s’invite pour quelques heures dans des médias nationaux généralement indifférents au plan social sauvage qui frappe l’agriculture française depuis des années. La dérégulation des prix du lait et l’assouplissement progressif des quotas (en attendant leur suppression pure et simple en 2015) remonte à 2008. Les hausses rapides et excessives des matières premières qui plombent encore un peu plus l’activité des éleveurs n’ont cessé d’agiter les marchés à terme durant cette même période. Contraints de vendre en dessous de leur prix de production, les éleveurs n’ont eu de cesse d’alerter les pouvoirs publics et l’opinion de la misère dans laquelle ils sombrent : une situation dramatique et injuste qui voit se multiplier suicides, faillites ou reconversions des terres consacrées à l’élevage en céréales. Bref, cette crise, même si elle a rarement l’attention de médias et d’élites qui ont définitivement fait le tri entre les « bonnes victimes » (celles que l’on montre) et les « mauvaises » victimes (celles qui peuvent crever en silence), n’a rien d’un scoop.
En bon ministre socialiste, Stéphane Le Foll a mis un an avant de cesser les promesses et les annonces. Cette semaine, il a organisé une table ronde réunissant syndicats, industriels et distributeurs, puis s’est éclipsé en expliquant qu’il ne pouvait les forcer à s’entendre. Cet aveu d’impuissance a au moins le mérite de la sincérité : coincé entre les directives européennes, la PAC et les puissants lobbies de l’agroalimentaire et de la grande distribution, M. Le Foll ne sert à rien !
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.