Communiqué de presse de Gilles Lebreton, Conseiller « enseignement supérieur » de Marine Le Pen
Le projet de loi sur l’enseignement supérieur présenté par madame Fioraso ne remédie en rien à la crise dans laquelle la réforme Sarkosy-Pécresse de 2007 a plongé les universités françaises.
Quatorze présidents d’université avaient pourtant adressé, le 12 novembre 2012, une lettre ouverte à la ministre, dans laquelle ils demandaient à l’Etat de récupérer la gestion de la masse salariale de leurs fonctionnaires, que la loi de 2007 a transférée aux universités sans leur accorder les crédits nécessaires. En proie à de graves difficultés financières, leurs établissements n’auraient bientôt d’autre ressource, prévenaient-ils, que de solliciter le droit de procéder à « l’augmentation des droits universitaires », évolution dont ils ne voulaient pas « être les alibis ».
Madame Fioraso n’a pas voulu les écouter. Son projet de loi laisse aux universités la gestion de la masse salariale de leurs fonctionnaires. Implicitement, il accepte donc la marchandisation de l’enseignement supérieur qui va nécessairement en découler. Il ne faut pas s’en étonner : des trois principaux candidats à l’élection présidentielle de 2012, seule Marine Le Pen avait proposé l’abrogation de la loi de 2007.
Les autres nouveautés les plus controversées de la loi de 2007 sont également conservées, notamment la transformation du président d’université en manager et sa mainmise sur les comités de sélection.
Pour le reste, le projet de loi de madame Fioraso cède à la démagogie en prévoyant une « spécialisation progressive des études » en licence qui semble ouvrir la voie à une secondarisation de l’enseignement supérieur.
Il détruit en outre deux institutions, récemment créées, au moment précis où elles commençaient à trouver leur rythme de croisière : l’AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur), remplacée par un « haut conseil de l’évaluation de la recherche » dont le rôle est nettement revu à la baisse (à quand l’illusoire « auto-évaluation »?); et les PRES (Pôles de recherche et d’enseignement supérieur), remplacés par des « communautés scientifiques » qui sont beaucoup plus menaçantes qu’eux pour l’autonomie pédagogique et scientifique des universités qu’elles ont – comme eux – vocation à regrouper.
Cette menace est particulièrement illustrée par la volonté du projet de loi de substituer à l’actuel « contrat d’établissement », propre à chaque université, un « contrat de site » conclu par l’Etat avec chaque communauté scientifique. Les universités tomberont ainsi sous l’étroite dépendance de leurs « communautés » respectives, lesquelles tomberont à leur tour sous la coupe des régions qui seront « associées » à la négociation de ces nouveaux contrats.
Le projet de loi sombre enfin dans le ridicule en voulant fusionner dans un improbable « conseil académique », à l’intérieur de chaque université, deux instances dont les finalités sont très différentes : le conseil scientifique et le conseil des études et de la vie universitaire. Même l’UNEF, syndicat étudiant pourtant proche du Parti socialiste, s’est avouée circonspecte devant cette nouvelle déclinaison du mariage de la carpe et du lapin.
Le gouvernement Ayrault n’a en définitive aucune vision de l’avenir de notre service public de l’enseignement supérieur. Rallié à la mondialisation ultra-libérale, il poursuit le désengagement de l’Etat initié par Nicolas Sarkosy et accepte la transformation des universités en entreprises livrées aux lobbies et aux féodalités locales.
Communiqué de presse du Front National et du Collectif Marianne
Ce jeudi 8 octobre, plusieurs syndicats appellent à des manifestations dans toute la France afin de dénoncer le manque de moyens dont souffre le monde de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et en particulier les universités. Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, a annoncé dernièrement une hausse des crédits budgétaires à hauteur de 165 millions d’euros. Il ne s’agit en réalité que d’une rustine destinée à faire croire que le gouvernement défend l’Université.
Communiqué de Presse de Gaëtan Dussausaye, Directeur national du Front National de la Jeunesse
Suite à la loi Fioraso, du 22 juillet 2013, tous les établissements d’enseignement supérieur ont désormais l’obligation de faire partie d’une communauté d’universités et d’établissements – COMUE.
Derrière une soi-disant « volonté de visibilité à l’internationale » et une « simplification du système français », se cache en réalité une privatisation généralisée de l’enseignement supérieur aux conséquences désastreuses : éloignement des étudiants et des corps enseignants des centres de décisions, répartition des établissements en fonction de leur situation géographique et sociale (les établissements populaires d’un côté, les établissements d’ « élites » de l’autre), coupes budgétaires, suppression des formations à faibles effectifs.
Communiqué de presse de Gilles Lebreton, conseiller Enseignement supérieur de Marine Le Pen
Brisées par la loi LRU du 10 août 2007, voulue par Nicolas Sarkosy et maintenue par François Hollande, les universités françaises sont pour la plupart en proie à de graves difficultés financières. Comme si cela ne suffisait pas, la ministre de l’enseignement supérieur vient de publier, au Journal officiel du 1er février, un arrêté du 22 janvier 2014 qui les oblige à revoir leurs ambitions pédagogiques à la baisse.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Le refus du gouvernement de déposer une loi interdisant à l’université les signes religieux ostensibles dont le voile, ainsi que l’a confirmé François Hollande, sera nécessairement analysé comme un nouveau recul de la laïcité.
Communiqué de Presse du Front National
Le Front National exprime sa satisfaction quant à la proposition du Haut Conseil à l’Intégration visant à interdire le port des signes religieux ostensibles à l’Université mais considère cette mesure encore très insuffisante.
Pour lutter efficacement contre le communautarisme rampant qui gangrène la société française, il faut être plus audacieux et réaffirmer avec force nos principes.
Communiqué de Presse de Gilles Lebreton, conseiller Enseignement supérieur de Marine Le Pen
Le projet de loi Fioraso réussira-t-il à mettre les universitaires dans la rue ? On peut se le demander si on en juge par son aptitude à ébranler jour après jour le système universitaire français.