Communiqué de Presse de Leif Blanc, Délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Le 25 février prochain, l’Union Européenne lèvera l’interdiction d’importation depuis les Etats-Unis de porcs vivants et de viande bovine lavée à l’acide lactique. L’acide lactique est utilisé par la majorité des industriels de la viande américains pour désinfecter les carcasses et éviter la prolifération de bactéries dangereuses. Ce procédé, qui n’est pas autorisé en France, permet entre autre de camoufler l’hygiène défectueuse de ces abattoirs.
Imposée par la Commission Européenne, cette mesure est une aberration quand on sait à quel point les consommateurs sont aujourd’hui soucieux de transparence et de traçabilité en matière de produits alimentaires. Selon un sondage réalisé par l’association de consommateurs CLCV le 5 février 2013, 79.4% des Français veulent connaître le lieu de naissance, d’élevage et d’abattage de la viande qu’ils consomment.
Cette mesure est assassine pour les éleveurs et les industriels de la viande en France. Confrontés à une hausse sans précédent du coût de l’alimentation animale, ces derniers doivent en plus faire face au dumping social de certains de nos partenaires européens, au premier rang desquels l’Allemagne qui paye la plupart des ouvriers de ses abattoirs et de ses salariés agricoles moins de 4 euros de l’heure. Exposer la production française à la concurrence de produits américains élaborés selon des normes laxistes va aggraver encore un peu plus leur situation déjà périlleuse et renforcer la défiance des consommateurs à l’égard de la viande.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Communiqué de presse de Louis Aliot, Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés français au Parlement européen
Louis Aliot, Edouard Ferrand et Philippe Loiseau dénoncent une approximation dangereuse de la gestion du virus H5N8 par l’administration française. Si prendre des mesures de surveillance est nécessaire, stopper l’activité économique de plusieurs filières, déjà en très grandes difficultés, est totalement irresponsable.
La crainte des autorités françaises ? Que des oiseaux sauvages migrateurs, porteurs du virus, contaminent la France. S’abriter derrière la migration des oiseaux sauvages pour justifier la mise en place de ce nouveau plan de vigilance est une absurdité scientifique. Les oiseaux sauvages infectés ne sont alors plus en mesure de se déplacer.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.