La Commission Européenne poignarde les éleveurs français

Communiqués / 6 février 2013 / Étiquettes : , , /

Communiqué de Presse de Leif Blanc, Délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement

Le 25 février prochain, l’Union Européenne lèvera l’interdiction d’importation depuis les Etats-Unis de porcs vivants et de viande bovine lavée à l’acide lactique. L’acide lactique est utilisé par la majorité des industriels de la viande américains pour désinfecter les carcasses et éviter la prolifération de bactéries dangereuses. Ce procédé, qui n’est pas autorisé en France, permet entre autre de camoufler l’hygiène défectueuse de ces abattoirs.

Imposée par la Commission Européenne, cette mesure est une aberration quand on sait à quel point les consommateurs sont aujourd’hui soucieux de transparence et de traçabilité en matière de produits alimentaires. Selon un sondage réalisé par l’association de consommateurs CLCV le 5 février 2013, 79.4% des Français veulent connaître le lieu de naissance, d’élevage et d’abattage de la viande qu’ils consomment.

Cette mesure est assassine pour les éleveurs et les industriels de la viande en France. Confrontés à une hausse sans précédent du coût de l’alimentation animale, ces derniers doivent en plus faire face au dumping social de certains de nos partenaires européens, au premier rang desquels l’Allemagne qui paye la plupart des ouvriers de ses abattoirs et de ses salariés agricoles moins de 4 euros de l’heure. Exposer la production française à la concurrence de produits américains élaborés selon des normes laxistes va aggraver encore un peu plus leur situation déjà périlleuse et renforcer la défiance des consommateurs à l’égard de la viande.