Désindexation des pensions : le gouvernement se déchaîne contre le pouvoir d’achat des retraités

Communiqués / 15 janvier 2013 / Mots-clés : , , /

Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Sous la pression du MEDEF, syndicats et gouvernement sont en train d’accepter la scandaleuse proposition de désindexer les retraites complémentaires de l’inflation. On apprend ce matin que Jérôme Cahuzac envisage de s’inspirer de cette mesure pour l’étendre au régime général.

Après la mise en place d’une nouvelle taxe de 0,3 %, ces décisions seraient un nouveau coup terrible porté au pouvoir d’achat des retraités.

La désindexation en elle-même est très condamnable. Mais la méthode fallacieuse du gouvernement l’est tout autant. Il s’appuie en effet sur les « négociations des partenaires sociaux », en réalité sur les propositions ultralibérales du MEDEF soutenues par des syndicats complices, pour s’attaquer sans retenue et sans discernement au pouvoir d’achat des retraités. Rappelons qu’un million d’entre eux vivent déjà sous le seuil de pauvreté.

Par tous les bouts, le gouvernement semble vouloir ponctionner les Français. Il n’avoue pas ses intentions mais elles sont désormais claires : il lui faut récupérer le maximum d’argent, par des impôts et taxes de toutes sortes, désormais par des baisses des pensions, pour obéir au diktat de l’Union européenne, de la BCE et du FMI. Nous prenons clairement le chemin de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce. L’austérité commence à faire ses ravages et le pays s’avance vers une crise sociale effroyable.

Marine Le Pen condamne vigoureusement cette mesure envisagée. Elle rappelle que c’est déjà un gouvernement socialiste qui a désindexé les salaires de l’inflation au début des années 1980, signe que l’ultralibéralisme et le mépris du pouvoir d’achat des Français sont bien des valeurs communes à la gauche et la droite. Elle rappelle également que le taux d’inflation officiel défini par l’INSEE, sur la base duquel sont aujourd’hui indexées les pensions, est déjà un taux sous-estimé, beaucoup plus bas que l’inflation ressentie par les ménages, puisque le panier moyen de consommation qui sert au calcul de l’évolution des prix ne tient pas compte des réalités économiques contemporaines (et notamment de la part des loyers). Jamais la gauche ni la droite n’ont voulu remettre cela en cause.

Marine Le Pen a annoncé lors de ses vœux aux Français son soutien total en cette année 2013 aux petits retraités. Qu’ils comptent sur elle pour révéler la réalité ultralibérale de la politique conduite par le gouvernement, pour défendre leurs intérêts face à une classe politique engluée dans ses dogmes, et pour promouvoir un autre modèle économique qui mette l’intérêt des Français au cœur de tout (baisse des dépenses inutiles, protection de nos frontières économiques, fin du diktat monétaire et budgétaire de l’Union européenne).