La proposition UMP n°191 renforce la protection juridique des forces de l’ordre. Mais elle ne les autorise pas à user de la légitime défense lors d’actions très périlleuses. Ce texte est donc trop timide.
Gilbert Collard estime qu’il est souvent trop tard pour protéger des policiers et gendarmes blessés, tués, ou mis en examen. D’où l’amendement ci-joint.
CONDITIONS DE L’USAGE LÉGAL DE LA FORCE ARMÉE – @1° 191)
ARTICLE PREMIER
Compléter cet article par les deux alinéas suivants :
« III. – L’article 122 – 5 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :
«Est présumé avoir agi en état de légitime défense tout fonctionnaire ou agent d’un service de police ayant déployé la force armée dans les conditions fixées par Particle L. 315 – 3 du code de la sécurité intérieure, ainsi que tout gendarme ayant fait usage de la force armée dans les conditions fixées par Particle L. 2338 – 3 du code de la défense. ».
EXPOSÉ SOMMAIRE
En son article 1er, la présente proposition de loi unifie les conditions de l’usage de la force armée par les Services de police et de gendarmerie .
Elle permet donc de définir la présomption de légitime défense concernant les forces de l’ordre ;
même si la nécessité d’une double injonction n’assure pas aux forces de l’ordre une totale sécurité physique dans l’accomplissement de leurs missions les plus périlleuses.
Le Conseil des ministres examine ce mercredi 21 décembre 2016 un projet de loi visant à instaurer un régime commun aux policiers et aux gendarmes en matière de légitime défense.
Cette annonce fait suite aux revendications des policiers « en colère » qui manifestaient ces derniers mois en réponse – notamment – à la tentative d’assassinat de quatre agents à Viry-Châtillon mais aussi aux préconisations émanant d’un rapport de l’Institut national des hautes études sur la sécurité et la justice (INHESJ).
Communiqué de Presse du Front National
Le texte présenté aujourd’hui en Conseil des ministres sur l’évolution des règles d’emploi des armes constitue une timide et tardive avancée pour les policiers mais ne répond pas à leurs attentes et aux nécessités de la sécurité publique.
En effet, ce texte ne prévoit pas la présomption de légitime défense que nous réclamons pour l’ensemble des forces de l’ordre, qui leur permettrait d’exercer leurs fonctions de manière plus sereine et à moindres risques.
Communiqué de presse de Gilbert Collard, Député du Gard, secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine.
Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a déclaré ce mercredi 23 novembre qu’un projet de loi serait examiné avant la fin de l’année en Conseil des ministres en vue de réformer les règles d’ouverture du feu pour les policiers. Il devrait être présenté aux parlementaires au cours du premier trimestre 2017. Cette annonce fait suite à une étude de l’Institut national des hautes études sur la sécurité et la justice (INHESJ) préconisant un régime commun aux policiers et aux gendarmes en matière de légitime défense.
Communiqué de Presse de Stéphane Ravier, Sénateur-Maire du 7ème secteur de Marseille
Ce jeudi 3 novembre doit être inaugurée à Marseille une place en l’honneur du brigadier Franck Brinsolaro, tué lors de l’attentat de Charlie Hebdo il y a maintenant presque deux ans, et ancien policier de notre ville.
On a peine à y croire, mais la famille du policier n’a pas été conviée à la cérémonie, à laquelle participera pourtant Bernard Cazeneuve.
Communiqué de presse de Gilbert Collard, Député du Gard, secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine
J’apporte sans restriction mon soutien aux revendications légitimes des Policiers, victimes de leur Devoir, méprisés par leurs hiérarchies qui les regardent comme des « consommables » sans considération aucune ni le moindre respect pour ces femmes et ces hommes dévoués au bien public, qui mettent au quotidien leur vie en péril pour défendre la nôtre. Oui, il faut rénover les textes sur la légitime défense.
Edito de Nicolas Bay (21.10.2016)
Si le travail de nos forces de l’ordre est rendu plus périlleux et complexe depuis de nombreuses années, ces dernières semaines ont été le théâtre d’actes d’une rare violence envers les policiers. Des actes qui ne sont pas le fait de « sauvageons » comme l’a exprimé Bernard Cazeneuve, mais bien l’œuvre de véritables criminels. Des actes qui traduisent l’ensauvagement de notre société que Marine Le Pen avait déjà dénoncé voici 5 ans.