Réaction de Marine Le Pen sur le dossier Florange

Communiqués / 1 décembre 2012 / Mots-clés : , , /

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Le gouvernement n’a pas trouvé de solution de fond pour Florange et l’acier français. Le compromis qu’il a passé avec Mittal, dont on doit espérer qu’il sera le plus productif possible mais dont il faut craindre aussi qu’il ne se termine aussi mal que les précédents, n’est pas à la hauteur des enjeux.

Nous avions prévenu : la nationalisation temporaire n’était qu’un slogan, qui ne pouvait pas aboutir en l’état en raison de notre soumission à l’Union européenne. Mittal le sait et c’est pour cette raison qu’il n’a presque rien concédé sur Florange.

Le mystérieux repreneur et ses 400 millions d’euros d’investissement mis en avant ces derniers jours par le ministre Montebourg ne sont plus évoqués, ce qui fait sérieusement douter de la parole gouvernementale…

Quant à la perspective du projet Ulcos, elle reste malheureusement très hypothétique.

Marine Le Pen regrette que le gouvernement n’ait pas profité de cette nouvelle crise de l’acier lorrain pour définir un plan d’ensemble en faveur de la sidérurgie française. Mittal reste l’interlocuteur privilégié du gouvernement, avec tous les risques qu’on connait.

Surtout, aujourd’hui 60% de l’acier français est importé : c’est intenable. La relance viendra de la mise en place d’un véritable patriotisme économique : protections intelligentes aux frontières contre la concurrence internationale déloyale sur l’acier et priorité donnée à l’acier produit en France dans la consommation nationale.