« Montebourg n’a plus aucune crédibilité »

Annonces / 12 décembre 2012 / Mots-clés : , /

Entretien réalisé par Robert Ménard.

Boulevard Voltaire a rencontré Marine Le Pen. Tour d’horizon des questions économiques, politiques et « sociétales », comme on dit. La Présidente du Front national ne mâche pas ses mots. Premier volet…

BV. Florange ne sera pas nationalisé : à qui la faute ?

MLP. Au pouvoir politique. C’est toujours lui le responsable. Le plus grand problème de notre temps, c’est que le pouvoir politique s’est soumis au pouvoir économique. C’est la déliquescence, la mort du pouvoir politique. Florange n’en est qu’une énième démonstration. C’est la disparition de l’État-stratège, qui n’est plus capable de faire preuve d’autorité à l’égard des acteurs économiques dans la défense des intérêts stratégiques de la France.

Est-ce qu’aujourd’hui, avec les carcans imposés par Bruxelles, il est encore possible de nationaliser ? Est-ce seulement envisageable ?

Probablement non, mais c’est le grand secret de la vie politique française. En réalité, la défense des intérêts stratégiques de la France est un concept interdit par l’Union européenne. Ce n’est pas la première fois qu’on le constate. Quand nous avions renfloué l’industrie automobile, Nicolas Sarkozy avait dit qu’il imposerait une clause pour que les sous-traitants français en soient bénéficiaires. Or, il savait pertinemment en le disant que l’Union européenne le lui interdirait, ce qu’elle n’a pas manqué de faire… Donc, le préalable, dans la défense des intérêts stratégiques de la France, c’est le bras de fer avec l’Union européenne. Le problème est que nos dirigeants ont un bras en mousse.

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