Question de Marion Maréchal-Le Pen à Arnaud Montebourg sur les brevets du groupe Alcatel-Lucent
La presse rapporte qu’elles pourraient l’obliger à avoir recours à une ligne de crédit auprès de deux banques d’affaires, Goldman Sachs et Crédit Suisse, afin de pouvoir rembourser les échéances d’emprunts, pour un montant avancé de 1,6 milliards d’Euros. Or, un tel crédit serait gagé sur les brevets du groupe, qui pourraient ainsi, à terme, devenir la propriété de banques étrangères.
La proximité de la banque d’affaires Goldman Sachs avec la haute administration américaine pose en outre un problème d’ordre stratégique, s’agissant d’un groupe dont les activités sont en partie sensibles. Ce cas rappelle celui de la société Gemplus, devenue Gemalto, leader mondial de la carte à puce, lorsqu’elle était passé sous le contrôle d’un fonds d’investissement américain et sous la présidence d’un proche de la CIA.
Outre les 1350 suppressions d’emplois en France annoncés par la direction d’Alcatel-Lucent, le passage des brevets du groupe sous pavillon américain marquerait encore un peu plus la fin d’un ex fleuron de l’industrie française, moins de dix ans après une fusion qui s’est avéré un échec financier, industriel et humain.
Il est demandé quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour éviter un tel scénario, et notamment quel rôle pourrait jouer le Fonds Stratégique d’Investissements.