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Lettre ouverte de Jean-Marc de Lacoste Lareymondie au maire de Surgères, suite à un article dans Sud Ouest

Communiqués / 28 décembre 2012 / Étiquettes : , , /

Monsieur le Maire,

C’est avec étonnement, voire consternation, que j’ai découvert dans le Sud-Ouest du 27 décembre 2012, votre décision d’annuler la crèche vivante que la paroisse de Surgères avait organisée.

Cette décision surprenante, que vous motivez par une volonté d’éviter la polémique, ne fait que montrer, une fois de plus, l’influence inquiétante des soi-disant « libres penseurs » dans la sphère politico-culturelle.

Vous avez eu peur. Peur de vous faire taxer des insultes les plus à la mode, de « réactionnaire » à « intégriste religieux » en passant bien sûr par le « nostalgique de la France d’avant 1905 ». Par une simple lettre, cette fédération de la libre pensée à réussi à faire plier un Maire. A notre grande surprise, mais aussi à la leur : de l’aveu même de leur Président Claude Biardeau, ils n’en demandaient pas tant. Non content d’accéder aux moindres désirs de lobbies pour qui la simple évocation de Jésus donne des frissons obscurantistes, vous les devancez même en leur offrant ce cadeau de Noël, à savoir une décision qu’ils n’avaient pas demandée.

Les cloches de l’Eglise, dont vous vous inquiétez qu’elles ne puissent plus retentir à l’avenir, doivent sonner le glas aujourd’hui de la lâcheté avec laquelle vous abandonnez les racines chrétiennes de la France. A l’heure où Madame Duflot propose de réquisitionner les bâtiments religieux, vous vous couchez devant le fantasme pseudo laïciste de penseurs qui n’ont de libres que le nom.

Plus grave encore, vous contribuez à faire disparaître le peu de patrimoine culturel qu’il nous reste, en niant l’origine et l’inspiration de la fête de Noël. Ce n’est pourtant faire insulte à personne – ni au principe de laïcité – que d’évoquer, par une représentation esthétique, les fondements chrétiens de Noël. En revanche, c’est nier l’attachement des Français à ces traditions culturelles et religieuses, qui sont ancrées dans leur imaginaire collectif depuis des siècles.

La crèche vivante qui est présentée à Châtelaillon depuis des années a lieu sur le parvis de l’église, en pleine rue. Sans que cela ne choque personne. Et pour cause, une crèche sur le domaine public est tout à fait conforme à la loi de 1905, qui assure, justement, la liberté du culte et de son expression publique.

Votre renoncement est donc moralement pitoyable, politiquement incompréhensible, et juridiquement inepte.

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes sentiments indignés.

Jean Marc de Lacoste Lareymondie
Secrétaire départemental