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La Gauche populaire ou la redistribution fiscale de la pénurie grandissante

Communiqués / 17 décembre 2012 / Étiquettes : , /

Communiqué de Presse de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Président de Patrie et Citoyenneté

Une douzaine d’élus socialistes viennent de s’adresser au Président de la République pour que l’économique et le social devienne la priorité du gouvernement. Que proposent-ils ? « Une grande réforme fiscale redistributive dans le prochain budget » ! Ils veulent partager autrement le gâteau sans l’accroître, sans même voir qu’il diminue. Mais, pour qu’il y ait un gâteau, il faut d’abord le produire. Pour qu’il y ait de l’emploi et du pouvoir d’achat, comme ils le demandent à juste titre, il faut au préalable réindustrialiser la France par des protections intelligentes aux frontières nationales et une monnaie qui ne soit pas surévaluée.

Ces élus socialistes se regroupent dans un courant qui s’intitule : Gauche populaire. Ne voient-ils pas que ce nom qui devrait être un pléonasme apparaît comme un oxymore ? Ne voient-ils pas que la gauche établie préfère, depuis longtemps, les banquiers aux ouvriers ? En se limitant à la seule fiscalité, ces élus ont déjà capitulé devant le mondialisme ultralibéral. Ils se sont résignés à une Europe du moins-disant salarial, du moins-disant social et même du moins-disant environnemental. Ils ne comprennent pas qu’elle implique aussi une France du moins-disant fiscal, tout au moins pour ceux qui peuvent profiter des paradis fiscaux. Pourtant, certains de ces élus ont fait campagne, en 1992, contre le traité de Maastricht et, en 2005, contre le projet de constitution européenne. N’ont-ils pas compris depuis que la gauche dont ils rêvent n’existe plus ?

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine souhaite réunir tous les Français, d’où qu’ils viennent, afin de redresser, sans tabou, l’économie du pays pour créer de l’emploi et du pouvoir d’achat. Il faut que ceux qui, à gauche, partagent sincèrement les mêmes objectifs perdent leurs illusions sur le Parti socialiste et ses satellites, à moins qu’ils acceptent un rôle d’alibi en abusant le peuple par une rhétorique n’engageant que ceux qui y croient. Il n’y a qu’une seule alternative : soit le mondialisme sans frontière des puissants, soit les nations et les peuples souverains qui coopèrent librement.