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La deuxième mort du père du Code civil

Communiqués / 24 novembre 2012 / Étiquettes : , , /

Communiqué de Presse de Karim Ouchikh, Conseiller de Marine Le Pen, chargé de la Culture, de la Francophonie et de la Liberté d’Expression

Le 24 novembre prochain à 14 heures 30, à l’Hôtel des ventes de Marseille, vont être dispersés les écrits et les souvenirs de Portalis.

Grande figure du siècle des Lumières, cheville ouvrière auprès de Napoléon Ier de la réconciliation des Français après la Révolution, Jean-Étienne-Marie Portalis restera étroitement associé, dans notre mémoire collective, à la naissance du Code civil dont il fut l’un des quatre rédacteurs. Notre droit lui doit beaucoup et bien des législations à travers le monde se sont inspirées de l’œuvre remarquable de ce grand juriste.

Quelques mois à peine après la scandaleuse vente aux enchères des archives personnelles de Victor Hugo, c’est un pan considérable du patrimoine juridique et historique qui risque ainsi d’échapper aux collections publiques où cet ensemble de souvenirs insignes, représentatifs de l’histoire du Consulat et du Premier Empire, trouverait à coup sûr bonne place.

Devant pareil enjeu, les Français attendent de la puissance publique qu’elle prenne ses responsabilités en préemptant ces trésors inestimables liés à notre mémoire nationale : agir autrement constituerait assurément un crime commis au préjudice du patrimoine culturel français auquel nos compatriotes demeurent profondément attachés. Sur cette question essentielle qui relève au fond du rapport intime que notre pays entretient depuis toujours avec son histoire multiséculaire, les Français invitent solennellement Mme Aurélie Filippeti à se hisser, rue de Valois, à hauteur des devoirs éminents attachés à sa charge.