Communiqué de Presse de Marion Le Pen-Maréchal, Député du Vaucluse
Un jeune père de famille, producteur de cerise du Vaucluse, a mis fin à ses jours hier après avoir été verbalisé lors d’un contrôle sanitaire. Marion Maréchal-Le Pen présente ses condoléances à sa famille et apporte son soutien à l’ensemble de la profession.
Soumis à la concurrence intenable de pays à faible coût de main d’œuvre, les arboriculteurs français doivent également faire face aux normes sanitaires les plus sévères, et donc les plus coûteuses, d’Europe. En 10 ans, 30 % des exploitations fruitières ont disparu tandis qu’un cinquième du verger français, soit 35 000 hectares, était arraché ou abandonné.
S’il est normal que les autorités françaises édictent des normes visant à protéger la santé de nos concitoyens, il est parfaitement scandaleux que notre pays importe de plus en plus de fruits de pays ne respectant pas ces normes.
Il est tout aussi scandaleux que des agriculteurs ruinés par la concurrence déloyale, encouragée par l’Union Européenne et la France, soient traités comme de vulgaires délinquants quand ils ne parviennent plus à respecter les normes édictées par ces mêmes autorités.
Ce geste désespéré n’est malheureusement pas une exception dans notre pays : chaque année, dans un silence consternant, près de 800 agriculteurs se suicident. Les mesures de prévention annoncées ces dernières années resteront sans effet si rien n’est fait dans le même temps pour assurer des prix rémunérateurs à nos producteurs. Assez de belles paroles, il faut agir et rendre leur dignité à ceux qui nous nourrissent !
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur la sous consommation très significative du budget annuel viticole attribué à la France par l’Union Européenne.
Lire la suite →M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur la culture du blé dur en zone méditerranéenne.
Les exploitants ont obtenu un certificat de conformité produit (CCP BLÉ DUR MED). Il en résulte une meilleure traçabilité de cet excellent produit. Son activité fortement exportatrice concerne près de 100 000 emplois directs et indirects dans les régions françaises méditerranéennes concernées.
M.Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur l’instauration éventuelle d’une taxe « comportementale » sur le vin.
Le ministre assure ne pas avoir été saisi de ce projet qui serait désastreux pour notre filière vitivinicole.
Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Présentée par Pierre Moscovici et Benoît Hamon comme une réponse aux abus induits par la LME du précédent gouvernement (et salué comme telle par plusieurs acteurs agricoles majeurs), le projet de loi Consommation ne nous semble pas apte à rééquilibrer les relations entre l’agroalimentaire et l’agriculture d’un côté, et la grande distribution de l’autre.
Mme Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur l’attitude du Gouvernement face au dumping social massivement pratiqué par l’Allemagne dans les domaines de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Dans l’élevage, l’arboriculture, le maraîchage ainsi que dans les industries d’abattage et de transformation de la viande, ce dumping, mis en place depuis dix ans, menace des dizaines de milliers d’emplois.
Lire la suite →Communiqué de Presse de Leif Blanc, Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
En cette journée d’action nationale des éleveurs laitiers, la crise de l’élevage s’invite pour quelques heures dans des médias nationaux généralement indifférents au plan social sauvage qui frappe l’agriculture française depuis des années. La dérégulation des prix du lait et l’assouplissement progressif des quotas (en attendant leur suppression pure et simple en 2015) remonte à 2008. Les hausses rapides et excessives des matières premières qui plombent encore un peu plus l’activité des éleveurs n’ont cessé d’agiter les marchés à terme durant cette même période.