Interview de François Hollande : le spectre inquiétant de l'Europe fédérale

Communiqués / 17 octobre 2012 / Mots-clés : /

Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National

Dans une interview donnée à plusieurs journaux européens, François Hollande affirme que « L’union politique, c’est après, c’est l’étape qui suivra l’union budgétaire, l’union bancaire, l’union sociale », évoquant 2014 comme échéance.

L’union politique, c’est l’Europe fédérale, qui videra les Etats nations de leurs derniers pans de souveraineté et qui obligera les peuples européens à s’endetter les uns pour les autres, comme le Mécanisme Européen de Stabilité les y contraint déjà largement.

François Hollande confirme ainsi son souhait de larguer le cadre national au profit d’une Europe fédérale, forcément antidémocratique et ruineuse.

Il ne peut y avoir de démocratie au niveau européen, parce qu’il n’y a pas de peuple européen, pas de volonté commune d’avoir un seul avenir, pas de débats communs.
Toute comparaison avec les Etats-Unis d’Amérique est en ce sens farfelue ou mensongère.

Faire l’Europe fédérale, c’est bannir les démocraties nationales et donner le pouvoir aux techniciens, aux banquiers et aux financiers.

Faire l’Europe fédérale, c’est à terme un budget unique, qui se fera au détriment des pays comme la France ou l’Allemagne, sans cesse appelés à renflouer les pays les plus durement affaiblis par l’euro et les cures d’hyper austérité.

Nous nous opposons radicalement à ce funeste projet de François Hollande, que l’UMP partage intégralement.
Nous défendons la souveraineté populaire, la démocratie, pour une Europe des réalités, une Europe des nations libres qui coopérent sur des projets utiles.