Edito de Steeve Briois, Secrétaire général
On pourra reprocher tout ce que l’on veut à Sarkozy, mais il avait au moins fait illusion un peu plus longtemps que François Hollande et Ayrault. Au bout de 6 mois, une question brûle déjà toutes les lèvres : va-t-il tenir, et si oui, comment ?
Les ministres semblent être en roue libre permanente et prennent un malin plaisir à tenir des positions systématiquement contraires à la ligne officielle de leur majorité, les exemples les plus probants étant Duflot, Peillon, qui ont ainsi de leur propre chef ressuscité la « gauche pétard » avec leur sortie respective sur la légalisation du cannabis. Plus récemment, c’est Najat Vallaud-Belkacem qui désavouait le Premier Ministre sur le principe de réciprocité dans le droit de vote des étrangers.
Ayrault, quant à lui, a réussi à se disqualifier cette semaine en présumant de la décision du Conseil Constitutionnel sur la loi Duflot avant qu’elle ne soit rendue. On voit bien que les socialistes ne savent plus gouverner en dehors des systèmes féodaux qu’ils ont mis en place aux échelons locaux.
En bref, 6 mois après l’élection de François Hollande, le gouvernement Ayrault paraît déjà usé comme s’il était en fin de mandat. Nous avons déjà eu droit à tout ce que l’on peut redouter d’un gouvernement.
Très franchement, cotes de popularité du couple exécutif à l’appui, on voit mal comment un tel amateurisme et une telle cacophonie peuvent persister alors que notre pays connaît une crise économique, sociale et identitaire majeure. Pas d’état de grâce, pas de compassion de la part des Français qui, on les comprend, veulent des résultats concrets et rapides.
Bien entendu, qu’on ne compte pas sur nous pour dire que « c’était mieux avec Sarkozy ».
Ca n’était sûrement pas mieux géré, tout juste mieux vendu. Mais l’arnaque était déjà là.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Une fois de plus Marine le Pen, qui a recueilli les voix de près de 6,5 millions de Français, ne sera pas reçue par le premier ministre au sujet d’une réforme pourtant fondamentale: celle du droit de vote des étrangers.
Communiqué de Presse du Front National
Enfilant ses bons gros sabots d’une droite qui s’affirme dès l’instant où elle n’a plus la responsabilité du pouvoir, Christian Estrosi, député-maire de Nice, s’emporte contre le projet socialiste d’octroyer le droit de vote aux étrangers au motif que certains « haïssent la France, détestent la laïcité, refusent nos lois », ajoutant « quand vous pensez qu’il y a des ressortissants de pays dont la religion s’impose à toutes les règles, quelles qu’elles soient. »
Communiqué de Presse de Steeve Briois, Secrétaire Général du Front National
Sentant que le débat sur le mariage pour tous – qu’il a sciemment provoqué pour masquer son incurie économique et sociale – commence à s’épuiser, le gouvernement donne le relai à un sujet qu’on attendait avec bien plus de craintes, le droit de vote des étrangers.
Communiqué de Presse de Marion Maréchal-Le Pen, Député du Vaucluse
Le Ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, s’est prononcé hier pour un débat sur la dépénalisation du cannabis. Quelques mois après Madame Duflot, c’est désormais le troisième ministre dans l’ordre protocolaire qui se prononce implicitement pour la légalisation.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Certains franchissent le mur du son, lui vient de franchir le mur de l’indécence : en voulant ouvrir un débat sur la dépénalisation du cannabis, Vincent Peillon a commis une lourde faute.
Sa position de ministre de l’Education Nationale lui interdit en effet de parler aussi légèrement de sujets si graves pour notre jeunesse.
Tribune libre de Florian Philippot, Vice-Président du front National
La question du droit de vote des étrangers doit être abordée sous deux angles : en éclairant le fond du problème d’abord, en décryptant les postures politiciennes ensuite.