Tribune libre de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Les gouvernements français ont pris la très fâcheuse habitude de se priver de l’avis des Français sur ces grands sujets qui déterminent pourtant la politique de la nation et le destin de la France.
En 2008, Nicolas Sarkozy demandait au Congrès de ratifier le Traité de Lisbonne, décalque parfait de la Constitution européenne que les Français avaient rejetée de la manière la plus claire possible trois ans auparavant par référendum.
Quatre ans plus tard, il faisait ratifier par nos assemblées le mécanisme européen de stabilité (MES), première étape vers la mutualisation des dettes européennes. Sans que les Français en aient été vraiment informés, ils sont désormais mécaniquement solidaires des pertes réalisés par d’autres pays de la zone euro, au nom du sauvetage illusoire d’une monnaie unique désastreuse.
François Hollande met ses pas dans ceux de son prédécesseur en soumettant à ratification parlementaire, et non référendaire, le nouveau Traité budgétaire conçu par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.
L’esprit des institutions de la Vème République exigerait pourtant que ce Traité fondamental soit directement soumis au verdict des urnes.
Si nous demandons avec Marine Le Pen un référendum sur le Traité budgétaire, c’est au moins pour deux raisons essentielles :
Il en va d’abord de notre souveraineté nationale, et donc in fine de la démocratie et des valeurs de la République.
Entre autres monstruosités antidémocratiques, la mise en place de la bien mal nommée « règle d’or », véritable chape de plomb pour les peuples d’Europe, contraindra encore davantage la souveraineté budgétaire de notre pays. Alors que nous n’avons déjà plus la main sur notre monnaie, perdre le contrôle du budget reviendrait à se priver de tous les leviers utiles à la conduite de la politique de la nation. C’est par voie de conséquence tout l’édifice démocratique, déjà largement lézardé, qui est menacé d’effondrement.
Il s’agit ensuite de tenir compte de l’écart abyssal entre les votes des parlementaires français sur l’Europe, et l’avis des Français, résultat d’un mode de scrutin contraire à tout principe représentatif et d’un consensus implicite mais parfait entre l’UMP et le PS sur la question européenne.
En 2005, quand 93% des parlementaires approuvaient la Constitution européenne, près de 55% des Français disaient non.
Opter pour la mutualisation des dettes, le transfert de nos libertés de peuples à des technostructures non élus et l’Europe antisociale à vocation fédérale n’est pas un choix anodin. Il détermine notre vision de la nation et pèse sur la vie quotidienne de chaque Français.
Depuis trop longtemps maintenant, la «construction» européenne, davantage assimilable à une destruction des nations et de la démocratie dans ce qu’elle produit, se fait en dehors des peuples.
Main dans la main, les deux partis alternativement au pouvoir depuis 30 ans, UMP et PS, ont fait passer leur euro-fanatisme avant les principes les plus élémentaires de la démocratie.
Il faut mettre un coup d’arrêt à cette dérive : l’organisation d’un référendum sur le nouveau Traité peut être l’occasion idéale d’organiser le débat qui manque et de redonner aux citoyens le rôle qu’ils n’auraient jamais dû perdre : celui de décider de leur avenir.
Un référendum peut être organisé soit à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, soit à l’initiative d’un cinquième des électeurs inscrits sur les listes électorales, en vue de mettre un terme au mandat du Président de la république actuellement en fonction.
Lorsque le referendum révocatoire prévu à l’alinéa 1er a conclu à la cessation du mandat du Président de la République, le Conseil Constitutionnel déclare la vacance de la Présidence de la République dans les conditions prévues par l’article 7 de la Constitution.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Contre l’ensemble des barons médiatiques et politiques, déjouant tous les sondages, les Français d’Alsace ont signifié par leur abstention et leur vote massif pour le NON leur attachement indestructible à la nation française et à la République une et indivisible.
Explication de vote de Jean-Marie Le Pen, Président d’Honneur du Front National, sur le « Two Pack » le mardi 12 mars 2013 au Parlement européen
Les deux propositions de règlement appelées « Two Pack » vont accroître les pouvoirs de surveillance de la Commission européenne sur les budgets des Etats membres.
Celle-ci aura dorénavant un droit de regard et d’ingérence et pourra décider des coupes budgétaires et des réformes structurelles à mettre en place si le déficit des 3% n’est pas respecté. C’est ainsi notre souveraineté budgétaire qui est aujourd’hui transmise à la technocratie bruxelloise !
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Après le « six-pack » imposé en 2011 puis l’infâme Traité budgétaire européen, un nouveau recul inadmissible de la souveraineté budgétaire des nations, nommé « two-pack », a été adopté à une large majorité des députés européens de droite et de gauche hier.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Le « référendum d’initiative partagée » voté ce jour par les sénateurs PS et UMP est un canada dry de démocratie directe : il lui ressemble mais n’a rien à voir avec elle !
Ce référendum est en effet une grosse machine pleine de filtres infranchissables, notamment le soutien obligatoire de 4,5 millions de personnes et de 184 parlementaires, qui ne permettra jamais d’organiser le moindre référendum.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Nous ne pouvons que saluer l’esprit très démocratique du gouvernement britannique qui vient d’annoncer sa volonté d’organiser un référendum sur l’Union européenne avant 2017.
Ce respect de la souveraineté populaire outre-Manche tranche avec l’esprit de caste qui règne en France, où les référendums se font de plus en plus rares, quand leurs résultats ne sont pas annulés par les parlementaires UMP et PS, comme ce fut le cas pour la Constitution européenne !