Discours traditionnel de Jean-Marie Le Pen à l’occasion du 600eme anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc. Paris, place de l’opéra, 1er Mai 2012.
On dit couramment qu’en politique les Français n’ont pas de mémoire. Et c’est vrai, si on juge par leur naïveté à l’aune des promesses qui leur sont faites et qui ne sont pas tenues.
Or, il n’est pas de peuple sans histoire ni d’histoire sans mémoire.
La France qui est l’une des deux plus anciennes nations du monde avec la Chine, a une histoire qui s’étend sur près de deux millénaires.
Quarante rois, deux empires, cinq républiques ont créé et dirigé l’Etat, organisateur de la Nation.
Echecs et succès se partagent sa longue histoire. Son rayonnement éclaire encore aujourd’hui le monde, malgré un territoire et une population de plus en plus minoritaires.
La France, Mère des Arts, des Armes et des Lois, ne manque pas de grands hommes dans ces domaines supérieurs. Trois d’entre eux ont accédé, dans les sphères éclairées de la connaissance, à la notoriété mondiale.
Ils ont acquis, chez nous, en tout cas, tant au moins qu’a subsisté l’enseignement de notre passé historique, qu’il est question aujourd’hui d’effacer au bénéfice de l’Histoire de Peuples Premiers, une dimension incontournable.
Ce sont Louis XIV et son 17 ème siècle, Napoléon à l’orée du 19 ème siècle. Le troisième leur est antérieur, puisque du 15 ème siècle, mais combien plus illustre pour beaucoup de raisons.
Ce grand homme, français mais de dimension mondiale, est une femme, mieux même, une jeune-fille qui mourra avant d’avoir 20 ans. C’est Jeanne d’Arc dont nous célébrons en cette année 2012 le 600 ème anniversaire de la naissance à Domrémy en Lorraine, aux frontières de la France.
Les temps d’alors sont cruels au peuple et il y a « grande pitié au Royaume de France ».
La guerre, la famine, la peste ravagent le pays. Paris où l’épidémie a tué plus de 100 000 personnes, est déchiré par les fureurs révolutionnaires de Caboche et de Capeluche.
Le roi Charles VI est fou, les grands féodaux se déchirent et le pays vient d’être livré en 1420 à l’étranger par l’infâme Traité de Troyes, à l’instigation de la Reine Isabeau de Bavière avec la complicité de l’église, de l’université de Paris et des intrigants de la cour.
Le Dauphin de France est banni et seul le Pape Martin V refusera d’être complice de la forfaiture.
Quatre ans plus tôt, les anglais, ont écrasé la chevalerie française à Azincourt. Ils occupent la plus grande partie du pays et leur roi revendique même la couronne.
Tout est perdu ou presque, quand survient Jeanne.
Fille de paysans du pays de France, aux confins des terres hostiles, elle partagera son enfance entre les devoirs de son état, les jeux et la prière.
Elle ne sait pas encore, quand elle joue sous l’Arbre aux Fées de son village de Domrémy, que la France et l’Histoire l’attendent.
L’enfant de Jacques d’Arc et d’Isabelle Romée a des frères et sœur mais c’est elle seule qui entrera, par l’écoute de ses Voix, dans l’espace mystérieux de l’exaltation spirituelle.
Mais cette jeune vierge, transcendée par la foi et l’amour, n’est pas destinée aux contemplations mystiques comme Bernadette ou Thérèse. Elle est vouée à l’action.
Ses Voix l’appellent à l’action humaine et même surhumaine, puisqu’elles lui enjoignent, ce qui est proprement inimaginable, de faire couronner roi de France le Dauphin Charles qui doute de son destin et se trouve à des centaines de kilomètres de là et ce n’est pas tout, aussi de libérer la France de l’occupation anglaise.
Ayant réussi à convaincre, ce qui n’est pas mince gageure, ce vieux briscard de Beaudricourt, de lui confier une escorte pour aller voir le Dauphin à Chinon, elle va traverser à tous risques cet espace inconnu où rodent toutes sortes de prédateurs. Elle a 17 ans et il ne lui reste que moins de deux ans pour accomplir la destinée la plus extraordinaire de l’histoire humaine : un an de combats et un an de prisons.
Elle va, en effet, reconnaître le Dauphin, le convaincre de lui confier une armée et ses meilleurs lieutenants : Dunois, La Hire, Xaintrailles, Gilles de Rais, et marcher sur Orléans qu’occupe solidement l’armée anglaise.
Le 13 mai 1429, elle boute hors la ville les troupes de Suffolk, un mois plus tard, elle écrase l’armée anglaise à Patay le 18 juin 1423.
Elle conduit le Dauphin et le fait sacrer Roi de France à Reims où 900 ans plus tôt, Clovis a été baptisé par Saint-Rémy et où 400 ans plus tôt Hugues Capet fonde sa dynastie.
Oui, chers amis, ceci est l’histoire de la France, notre histoire qui n’est pas celle des autres.
Jeanne sera blessée trois fois dont une devant Paris, qu’elle ne réussit pas à enlever, car le temps des épreuves est venu, qui s’ajoutent aux déceptions que génèrent la pusillanimité du roi, et les trahisons de tous ordres.
Elle est faite prisonnière à Beauvais et vendue aux anglais par son vainqueur bourguignon, Jean de Luxembourg, emprisonnée à Rouen, dans une cage de fer puis ferrée aux pieds et à la taille et gardée dans un cachot sordide par sept soudards anglais.
C’est un tribunal ecclésiastique présidé par l’infâme évêque Cauchon qui la jugera. Les minutes de son procès de Rouen ainsi que celles du procès de réhabilitation sont les preuves irréfutables que l’épopée de Jeanne est bien historique et non légendaire.
Elle fut tout à la fois : sainte et martyre au plan spirituel, chef de guerre et grand chef politique au temporel.
Rien ne lui sera épargné en échange de sa gloire immortelle, ni les trahisons, ni les plus basses insultes, ni les plus ignobles calomnies.
Elle n’échappe même pas à des procédés qu’on pourrait croire de notre temps : la désinformation et la diabolisation.
Concluant par le martyre les deux années de son destin prestigieux, condamnée à mort, elle est brûlée vive à Rouen le 31 mai 1431.
Au pied du bucher, permettez-moi d’emprunter à André Malraux un court extrait de son discours à Rouen.
« ……Et la première flamme vint et avec elle le cri atroce qui allait faire écho, dans tous les peuples chrétiens, au cri de la Vierge Marie lorsqu’elle vit monter la Croix du Christ dans le ciel livide.
Alors, depuis ce qui avait été la forêt de Brocéliande jusqu’au cimetière de Terre Sainte, la vieille chevalerie morte se lève dans ses tombes.
Dans le silence de la nuit funèbre, écartant les mains jointes de leurs gisants de pierre, les preux de la Table Ronde et les compagnons de Saint-Louis, les premiers combattants tombés à la prise de Jérusalem et les derniers fidèles du petit roi Lépreux, toute l’assemblée des rêves de la chrétienté regardait de ses yeux d’ombre, monter les flammes qui allaient traverser les siècles vers cette forme immobile, qui devenait le corps brulé de la chevalerie française ».
Les anglais seront définitivement chassés de France par un de ses lieutenants, le connétable de Richemont.
Ce n’est qu’au XXème siècle que l’Eglise la proclama Sainte et la France, héroïne nationale.
Il n’existe nulle part au monde une destinée comparable.
Louis XIV et Napoléon sont des hommes d’exception mais seulement des hommes.
Jeanne a une autre dimension. Par son contact avec le ciel, sa vie est transcendée, elle vit un poème orphique qui va la sublimer après l’ascèse des prisons, à travers les souffrances et les humiliations.
Jeanne ne vit pas pour elle, elle donne sa vie, sa jeunesse, sa beauté, son cœur et son âme à sa Patrie et à son Dieu.
Et les Français, surtout les jeunes, doivent lui conserver une place particulière dans leur cœur et leur mémoire, parce que Jeanne qui pourrait se réaliser seule dans son rapport avec le ciel, offre son sacrifice à sa patrie charnelle la France et à ceux qui l’habitent et qu’elle aime : les français.
Et, tandis que s’envolait son âme pure du bûcher de Rouen, naissait dans la touffeur d’un printemps parisien un grand poète, François Villon qui la chantera :
Et Jeanne, La bonne Lorraine
Qu’Anglais brûlèrent à Rouen
Où sont-elles, où, vierge souveraine,
Mais où sont les neiges d’antan
Comme au temps de Jeanne, la France est aujourd’hui menacée de disparaître. Prisonnière des structures ambigües de l’Union Européenne, elle a perdu l’essentiel de sa souveraineté. Elle n’a plus de frontières et 80 % de ses lois sont faites à Bruxelles. Son armée est aux ordres d’un commandement étranger. Le chômage, l’insécurité, l’endettement couronnent sa ruine.
L’immigration massive d’étrangers du Tiers Monde l’accable financièrement, attente au plus profond de son identité et constitue pour demain une menace mortelle.
Le sentiment national et le patriotisme sont moqués ou désignés à la vindicte publique.
La Nation est en danger de mort si l’on s’en tient aux chiffres et aux courbes de l’avenir probable. Mais nous appartenons à un pays qui a connu des épisodes providentiels et cela nous interdit de désespérer, mais au contraire, nous incite à l’espoir et à l’action.
Nous avons aujourd’hui le devoir d’espérer. L’exemple sublime de Jeanne, petite sœur du bout des siècles, doit nous guider.
Certes, Marine n’est pas Jeanne d’Arc, mais elle fait partie comme elle de la longue lignée de ceux qui ont fait la France et qui l’on défendue depuis près de deux millénaires.
Vive Jeanne
Vive Marine
Vive la France
Discours de la Présidente du Front national à l’occasion du banquet patriotique et populaire qui s’est tenu à Paris le 1er mai 2016.
Mes chers compatriotes, Chers amis,
Quel plaisir pour moi de m’exprimer devant vous pour ce 1er mai, à l’occasion de notre traditionnel rassemblement dont la forme a certes évolué, mais dont l’esprit reste le même : celui d’une communion patriotique et populaire à laquelle je veux associer nos compatriotes ultramarins dont nous sommes si fiers qu’ils représentent la France sur 4 continents et 3 océans.
Edito de Nicolas Bay (29.04.2016)
Comme chaque 1er mai, le Front National rendra hommage à Jeanne d’Arc et aux travailleurs français ce dimanche. Si nous avons été contraints, du fait des menaces de l’État islamique, de remplacer le traditionnel défilé par un grand banquet, l’esprit de ce grand rassemblement populaire demeure. Et les dirigeants du mouvement iront, en notre nom à tous, se recueillir aux pieds de Jeanne d’Arc comme ils l’ont toujours fait.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Député français au Parlement européen, Secrétaire général du Front National
Les récentes bandes vidéos montrant un journaliste se faire agresser par un énergumène lors du rassemblement du 1er mai du FN place de l’Opéra, apportent l’éclatante démonstration que les membres du Département Protection Sécurité (service de sécurité du mouvement) ont fait preuve de réactivité, intervenant immédiatement pour protéger ce journaliste et faisant preuve à son égard d’une grande sollicitude.
Nous espérons que l’enquête permettra d’identifier le coupable de cette agression qui est très vraisemblablement un provocateur, sans lien avec le Front National.
Mes chers compatriotes,
Françaises et Français de métropole,
Françaises et Français de nos magnifiques territoires d’outre-mer,
Français et françaises installés de par le monde,
Mes chers amis,
J’ai souhaité cette année en défilant avec eux et en les invitant sur cette tribune mettre à l’honneur nos 62 conseillers départementaux, élus grâce à l’incroyable dynamique qui porte notre mouvement et qui lui a permis d’obtenir un résultat historique dans le cadre d’élection locale : 25, 87 % des suffrages et même 26, 51 % dans les 1912 cantons où nous étions représentés.
Permettez-moi, à travers eux, de saluer en votre nom toutes celles et ceux, candidats valeureux qui ont fièrement porté les couleurs du FN et du RBM au cours de la campagne départementale, en partenariat avec nos amis du SIEL.
Edito de Steeve Briois (02.05.14), Secrétaire Général du Front National
Notre traditionnel défilé du 1er mai, à l’issue duquel notre présidente et candidate aux élections européennes, Marine Le Pen, a prononcé son discours, aura montré cette année encore notre foi en la France et en son peuple, autant que nos convictions, qu’une pluie diluvienne n’aura pas pu ébranler.
Ce 1er mai était plus que les autres l’occasion de rappeler l’urgence de rendre à notre pays sa souveraineté et la maîtrise de son destin.
Photos du défilé et du discours du 1er mai 2014.
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