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Communiqué de Presse de Marie-Christine Arnautu, Vice-présidente du Front National

Communiqués / 20 avril 2012 / Étiquettes : , , /

A vous tous, mes compatriotes oubliés, invisibles, ignorés et délaissés

A quelques heures du premier tour de l’élection présidentielle, je m’adresse à vous, Françaises et Français anonymes, qui avez lancé tant de cris d’espoir vers Marine Le Pen. Je vous ai lus, écoutés, je n’ai sans doute pas pu vous répondre à tous, tant vous avez été nombreux à nous dire votre détresse et vos désillusions.

Océane, 21 ans, ainée de 5 enfants, au chômage malgré son BTS et dont la maman n’arrive plus à nourrir seule ses 6 enfants ; Michèle, 55ans, qui parle « d’incitation au suicide de la part de l’UMP et du PS », handicapée, surendettée et qui a entamé une grève de la faim dans l’indifférence la plus totale ; Anne, 53 ans, qui fait tous les sacrifices possibles avec son mari pour payer des études à ses enfants et qui parle de « survie » ; Michel, 30 ans, qui a la garde de ses deux enfants de 6 et 7 ans, et qui ne peut s’offrir d’avocat pour dénoncer les tentatives de viol exercés sur ses petits, Emilienne, 72 ans, atteinte d’un cancer, hébergée chez des amis car sans logement, faisant des ménages, hantée par la peur « de finir dans un mouroir » ; Régine, 62ans, travaillant depuis l’âge de 14 ans, veuve, avec une pension de 700€ par mois et qui dit avoir « été jetée dans une poubelle avec le couvercle sur la tête », Laurette dont le fils de 7ans a été placé à tort dans une famille d’accueil dans laquelle il est maltraité, à Maud, qui se « bat comme une enragée » pour sa fille de 4 ans, autiste, évoquant un « meurtre psychologique » sur les familles au plan du traitement de cette maladie …

Des centaines et des centaines de témoignages auxquels je veux rendre ici un profond hommage : la liste est sans fin….

Vous avez « vidé votre cœur » en nous écrivant, en vous confiant. Beaucoup d’entre vous n’ont même plus la force d’exprimer la moindre colère, juste une profonde tristesse.

S’il n’y a pas de degré dans la désespérance, il y a pourtant un cas qui ne peut engendrer un autre sentiment que celui de révolte : il s’agit bien sûr de l’horrible assassinat de la petite Marion, âgée de 14 ans, le 18 mars à Bouguenais. Ses parents ont écrit à Marine Le Pen et nous reproduisons ici leurs questions : « Pourquoi ne pas dire à la France entière que l’assassin de notre fille avait un bracelet électronique qu’il a coupé alors que celui-ci est censé être inviolable ? Pourquoi ne pas dire qu’il venait de sortir de prison et qu’il était un réfugié politique ? A croire qu’il vaut plus qu’une petite fille de 14 ans innocente ! »

Rappelons que Marion a été égorgée et assassinée de 60 coups de couteaux par un Angolais, condamné à 8 mois de prison avec sursis en 2009, et à 5 ans de prison en 2010.

« Etre homme, c’est précisément être responsable. C’est connaitre la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi » : Saint Exupéry.

Où est donc la honte des hommes politiques de l’UMP et du PS devant ce crime horrible ? Quand et comment l’ont-ils exprimée ? Jamais parce qu’ils ne s’en sentent pas responsables !
Où est la solidarité nationale envers les plus vulnérables de nos compatriotes ? Où est la moindre compassion envers les parents de la petite Marion dont l’assassin va sans doute être déclaré « fou » ?

La solidarité est le lien qui cimente les individus entre eux et les transforme en peuple par une même volonté de vies futures et de souvenirs communs. Ce n’est pas une construction artificielle dictée pour des fins mercantiles ou des visions planétaires. La solidarité ne fusionne pas les hommes dans un conglomérat leur faisant perdre racine et spécificité.

La solidarité nationale que nous prônons, n’est ni de droite ni de gauche. Le peuple Français est pourtant profondément attaché à cette notion et plus ses repères disparaissent, plus il aspire à s’ancrer dans ses valeurs.

Aux parents de la petite Marion, à vous tous, compatriotes oubliés, invisibles, ignorés et délaissés, je vous en conjure : ne perdez pas espoir. Marine Le Pen partage votre chagrin, votre révolte et les injustices que vous subissez au quotidien. Elle vous remettra au cœur de ses préoccupations et au-devant de la scène de la Nation.

Après avoir été les derniers vous serez les premiers. La France vous rétablira dans vos droits et vos justes exigences…