Communiqué de Presse de Gaël Nofri, Conseiller Service Public de Marine Le Pen
L’affaire Uramin est à la fois l’illustration des dérives de l’Etat mais aussi une véritable affaire d’Etat.
En effet, l’achat par le groupe français Areva de cette société d’exploitation d’Uranium s’avère être une véritable gabegie financière, une gabegie aux conséquences sociales et industrielles lourdes. Achetée en 2007 par Anne Lauvergeon pour la somme astronomique de 2,2 milliards € cette entreprise ne vaut aujourd’hui plus que 400 millions € , soit près de 2 milliards € de pertes !
Ce désastre aurait pu être évité si l’Etat, principal actionnaire de la société Areva, avait tenu compte du premier rapport de l’Agence Participation de l’Etat rendu sur ce dossier qui incitait à la prudence et à la réserve. En effet, la somme engagée est alors colossale au regard de ce qu’est la société Uramin en 2006: un groupe qui affiche 23 millions € de pertes et dont les droits miniers ne font pour alors l’objet d’aucune exploitation.
De même, le ministère des Finances aurait dû s’interroger sur l’aspect autrement spéculatif du prix de l’Uranium en 2007, sur le rapport faisant apparaitre la très faible teneur en Uranium des gisements alors vendus, sur l’aspect peu rentable de leur extraction. Si la société avait été prudente elle aurait adopté la même réaction que l’électricien chinois CGNPC qui a refusé de participer à ce rachat malgré la proposition très intéressante qui lui était faite (prise de participation de 49% pour une livraison de 60% de la production annuelle).
Enfin, comble de tout cela, on ne peut que s’insurger lorsque l’on constate que cette opération, pourtant initiée par une entreprise à capitaux publics, a été réalisée dans un paradis fiscal.
Nous n’oublions pas que cette opération a été menée par Madame Lauvergeon, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée de François Mitterrand, nommée par le ministre socialiste Dominique Strauss Khan; elle a été bien sur maintenue dans celui-ci par Monsieur Chirac pour une rémunération totale de 1,12 million € par an alors même que, dès 2002, la Cour des Comptes avait dénoncé sa gestion calamiteuse. Nous n’oublions pas non plus que Madame Lauvergeon a reçu de son ministre de tutelle, Christine Lagarde, actuellement Secrétaire Général du FMI, le trophée de femme d’entreprise de l’année et s’est vue féliciter par celle-ci pour l’acquisition d’Uramin… ni que l’actuel Président de la République, admiratif de sa clairvoyance, était prêt à la nommer ministre des Finances avant de la désigner à la commission Attali pour la « Libération de la croissance française» !
Si ce dossier illustre parfaitement l’incompétence des dirigeants PS et UMP, il a aussi de graves conséquences tant au plan industriel, fragilisant encore un peu plus un des fleurons de l’industrie française déjà malmené par la situation internationale, qu’au plan social, puisque Areva prévoit aujourd’hui de supprimer quelques 1.500 emplois.
Il faut que la commission d’enquête parlementaire, mise en place sur ce dossier, puisse mener sereinement son enquête, ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui. Il est urgent d’obtenir toute les réponses nécessaires quant à cette affaire et à la gestion d’Areva. Il est primordial que toute la lumière soit faite sur le rôle réel de chacun : le Gouvernement, premier actionnaire d’Areva, ne peut se dédouaner de sa part de responsabilités dans ce désastre.
Communiqué de Presse du CAP ENERGIE, Comité d’Action Programmatique
La mise en examen d’Anne LAUVERGEON, Présidente pendant 10 ans d’AREVA, est motivée par une falsification des comptes, à propos du rachat inconsidéré en 2007 d’UraMin, société promettant de faramineux gisements d’uranium en Afrique, qui n’ont jamais vu le jour. O. FRIC, son mari, est accusé de délit d’initié dans cette même affaire.
Cet épisode calamiteux, s’inscrit dans la mise au jour de la gestion désastreuse de l’Etat dans le secteur de l’énergie : 5 Mds de pertes en 2014, 2 Mds en 2015, tentative non aboutie de revendre pour 2 Mds à EDF la branche réacteur AREVA NP, perspective de 6 000 suppressions de poste d’ici 2017…
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
D’après un rapport de la Cour des comptes européenne, les gaspillages délirants de l’Union européenne ont atteint en 2014 le montant astronomique de 6,3 milliards d’euros.
Un tel chiffre achève de démontrer que l’Union européenne n’est qu’une technostructure bureaucratique et opaque, qui non seulement vole l’argent des contribuables français et européens, mais en plus le dilapide en gabegies absolument scandaleuses.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front national
C’est un nouveau plan social massif qui se profile, chez Areva cette fois, par la suppression en France de 3000 à 4000 emplois. Le géant français du nucléaire et ses salariés paient l’absence totale de stratégie industrielle au plus haut niveau de l’Etat, et depuis des années.
L’avenir de la filière nucléaire française reste globalement incertain, les investissements largement gelés, et l’idée d’une alliance industrielle avec EDF, qu’on peut défendre, n’est pas tranchée.
Communiqué de Presse de Florian Philippot
Les difficultés du groupe Areva mettent en évidence les limites très inquiétantes des possibilités d’action du gouvernement. Pourtant actionnaire majoritaire, la puissance publique tergiverse et refuse d’établir un plan d’action précis pour sauver l’entreprise, car elle sait que toute décision impliquant l’intervention de l’Etat risquerait d’être retoquée par la Commission européenne.
Communiqué de Presse de Steeve Briois, Député francais au Parlement européen
La Cour des comptes de l’Union européenne vient de publier un audit dans lequel elle pointe de très graves gaspillages d’argent public destinés au financement d’aéroports dans cinq Etats membres. La Cour estime que près de 225 millions d’euros ont été destinés à des installations « surdimensionnées », et que 38 millions d’euros ont été affectés à des infrastructures non utilisées. A titre d’exemple, l’aéroport de Cordoue n’a accueilli en 2013 que 7000 passagers pour une prévision initiale de 179 000. Enfin s’agissant de la plupart des aéroports audités, la Cour a constaté des retards de près deux ans dans les délais de livraison finale.
Communiqué de Presse du Professeur Jean Richard Sulzer, Conseiller de Marine LE PEN (Budget), Conseiller régional
Le Gouvernement va réduire de 11 milliards d’euros ses dotations aux collectivités locales (communes, départements, régions).
Ces réductions vont déséquilibrer les finances locales et réduire massivement le volume de leurs investissements dans les routes et le logement.
C’est à juste titre que les élus locaux ont protesté et ont entraîné à leurs côtés les entrepreneurs du BTP.