Dis-moi qui tu es ? Dis-moi d’où tu parles ? Je te dirai ce que valent tes arguments

Communiqués / 13 décembre 2011 / Mots-clés : /

Réaction de Florian Philippot, directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen à la note de l’institut Montaigne sur l’euro.

La tribune offerte ce jour par les Echos à l’Institut Montaigne sur la question de l’euro montre que les puissances d’argent et les amis du pouvoir, qui souvent se confondent, feront tout pour préserver le statu quo.

L’alliance entre les Echos et l’Institut Montaigne c’est l’alliance naturelle entre deux figures du grand patronat intimement liées à Nicolas Sarkozy : d’un côté Bernard Arnault, PDG de LVMH, propriétaire des Echos, de l’autre côté Claude Bébéar, fondateur de l’Institut Montaigne, et incarnation même du très grand patronat français.

Les amis du pouvoir sont d’ardents défenseurs de l’euro dont ils nous promettaient à sa création qu’il apporterait aux Français monts et merveilles.
Dans sa note, l’institut Montaigne s’est-il trompé de programme ? A-t-il étudié celui de Nicolas Sarkozy qui nous mène tout droit vers un éclatement non maîtrisé de la monnaie unique ? Il n’a en tout cas certainement pas lu le projet de Marine Le Pen qui au contraire prévoit d’anticiper et de gérer dans la concertation avec nos partenaires européens la fin de l’euro, dans l’intérêt de la France.

Ou peut-être l’institut Montaigne se concentre-t-il sur le bilan de l’euro ? 1 million d’emplois détruits sur 10 ans, c’est le rythme actuel de destruction des emplois industriels en France (400 000 emplois détruits depuis le début du quinquennat). Ne parlons pas de la croissance qui est dans la zone euro la plus faible du monde depuis la création de la monnaie unique. Mais il est vrai qu’au pays des multinationales, l’euro a gonflé les bénéfices et les dividendes, et qu’on n’y a pas tout à fait le même point de vue que dans le monde réel.

Truffée d’incohérences, proposant une analyse statique ne tenant pas compte du projet présidentiel de Marine Le Pen, cette note s’assimile à une véritable entreprise de désinformation, et constitue un relais des arguments les plus éculés de Nicolas Sarkozy et de l’UMP.

Ce grossier travail de propagande libérale a déjà trouvé sa place : la poubelle.