Réaction de Florian Philippot, directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen à la note de l’institut Montaigne sur l’euro.
La tribune offerte ce jour par les Echos à l’Institut Montaigne sur la question de l’euro montre que les puissances d’argent et les amis du pouvoir, qui souvent se confondent, feront tout pour préserver le statu quo.
L’alliance entre les Echos et l’Institut Montaigne c’est l’alliance naturelle entre deux figures du grand patronat intimement liées à Nicolas Sarkozy : d’un côté Bernard Arnault, PDG de LVMH, propriétaire des Echos, de l’autre côté Claude Bébéar, fondateur de l’Institut Montaigne, et incarnation même du très grand patronat français.
Les amis du pouvoir sont d’ardents défenseurs de l’euro dont ils nous promettaient à sa création qu’il apporterait aux Français monts et merveilles.
Dans sa note, l’institut Montaigne s’est-il trompé de programme ? A-t-il étudié celui de Nicolas Sarkozy qui nous mène tout droit vers un éclatement non maîtrisé de la monnaie unique ? Il n’a en tout cas certainement pas lu le projet de Marine Le Pen qui au contraire prévoit d’anticiper et de gérer dans la concertation avec nos partenaires européens la fin de l’euro, dans l’intérêt de la France.
Ou peut-être l’institut Montaigne se concentre-t-il sur le bilan de l’euro ? 1 million d’emplois détruits sur 10 ans, c’est le rythme actuel de destruction des emplois industriels en France (400 000 emplois détruits depuis le début du quinquennat). Ne parlons pas de la croissance qui est dans la zone euro la plus faible du monde depuis la création de la monnaie unique. Mais il est vrai qu’au pays des multinationales, l’euro a gonflé les bénéfices et les dividendes, et qu’on n’y a pas tout à fait le même point de vue que dans le monde réel.
Truffée d’incohérences, proposant une analyse statique ne tenant pas compte du projet présidentiel de Marine Le Pen, cette note s’assimile à une véritable entreprise de désinformation, et constitue un relais des arguments les plus éculés de Nicolas Sarkozy et de l’UMP.
Ce grossier travail de propagande libérale a déjà trouvé sa place : la poubelle.
Bernard Monot, Député français au Parlement européen, interpelle Mario Draghi sur l’économie de la zone euro.
Lire la suite →Bernard Monot, stratégiste économique du Front National et député français du Parlement européen (ENL), membre des commissions #ECON et #TAXE, intervient en séance plénière à Strasbourg sur l’Union économique et monétaire.
Lire la suite →Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Les déclarations du vice-président de la BCE, Vitor Constâncio, selon lequel les menaces d’un Grexit n’ont jamais été lancées pour « de vrai », révèlent les pratiques scandaleuses des gardiens de la monnaie unique pour faire pression sur les peuples et les gouvernements, à coups de chantage et diffusion de fausses informations.
Vitor Constâncio avoue par ces déclarations que la BCE, institution supposée indépendante, n’a été qu’un jouet dans les mains de l’Allemagne afin de faire plier le gouvernement Tsipras (lequel, il est vrai, n’a pas mis longtemps à se coucher) et remporter sur lui une victoire politique après la gifle électorale du référendum.
Intervention Bernard Monot, Député français au Parlement européen et stratégiste économique du Front National, à l’Université d’Eté du Front National à Marseille
Mes chers amis… bonjour,
Tout à l’heure mes confrères en table ronde vous ont planté le décor navrant de l’Europe dans le mondialisme, j’aimerais pour ma part vous décrire un panoroma économique en 3 axes:
– le 1er, revenir sur le feuilleton de la crise grecque,
– le second, vous donner une lecture de la situation économique plus globale
– et enfin conclure sur une note d’espérance avec nos principales propositions en matière de patriotisme économique et de souveraineté, pour enfin amorcer le redressement de la France.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
L’euro est un échec, ainsi que l’a encore démontré l’affaire grecque, faisons donc encore plus d’euro ! Voilà le raisonnement de François Hollande qui réaffirme dans le JDD ce matin son envie d’un gouvernement de la zone euro, et même d’un parlement et d’un budget de la zone.
François Hollande comme ses complices de l’euro a-t-il si peu de considération pour la France pour être à ce point incapable de l’imaginer autrement qu’entravée, contrainte, fondue dans un espace supranational ? On peut le craindre.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Après des années de décisions absurdes sur la Grèce et l’euro, les dirigeants français sont aujourd’hui rattrapés par leur incompétence et leurs mensonges. Le ministre Michel Sapin en fait partie, lui qui tente désespérément dans le JDD du jour d’apparaître comme le protecteur des intérêts français, lui qui exhorte une nouvelle fois les Grecs à encore plus de sacrifices…
Lorsque, avec des jeunes du Front National, je jetais symboliquement en septembre 2011 de faux billets de 500 euros dans la Seine, face à l’Assemblée Nationale qui votait un nouveau plan de renflouement de la Grèce de plusieurs dizaines de milliards d’euros, je prévenais : les Français ne reverraient jamais leur argent, jeté dans l’incendie de la Grèce et de l’euro, argent destiné aux banques françaises et allemandes pour maintenir artificiellement en vie la monnaie unique, plan aussi inutile que coûteux à terme. Les années qui ont suivi 2011 nous ont donné cent fois raison.