Comment l’euro va encore creuser le déficit public français de plus de 36%

Communiqués / 22 décembre 2011 / Mots-clés : , /

Communiqué de presse du professeur Jean-Richard Sulzer, Conseiller économique de Marine Le Pen

Les pays du sud de la zone euro sont à nouveau au bord de la banqueroute. Il faut d’urgence trouver 150 milliards d’euros pour renflouer plus particulièrement l’Espagne et l’Italie.

Or, les fonds européens (BCE, FESF) n’en ont ni le droit ni surtout les moyens. Les agences de notation menacent d’ailleurs de les dégrader.

D’où une fausse bonne idée : apporter 150 milliards d’argent européen… à l’Europe via le Fonds monétaire international de Washington.

Ces sommes seront pratiquement irrécouvrables et les déficits publics des pays européens contributeurs en seront alourdis d’autant. Soit pour la France 31,4 milliards d’euros de pertes prêtés par l’Etat via la Banque de France, ce qui aggraverait notre déficit budgétaire de plus de 36% . Sans que le Parlement français en soit informé.

Notons d’ailleurs le comble de l’absurdité : L’Italie et l’Espagne vont apporter respectivement 23,48 milliards et 14,86 milliards… qui leur seront immédiatement reprêtés.

Il serait logique que la France fasse comme la Grande-Bretagne et la Tchéquie, qui ont refusé une telle pantalonnade.

Il manque d’ores et déjà 32 milliards pour ce plan de renflouement qui ne sera jamais que le quatrième. Arrêtons les frais !